Ce jeudi 28 mai, Luca Van Assche défie Brandon Nakashima à l’occasion du 2ème tour de Roland-Garros 2026. L’occasion pour le Français de 22 ans de reprendre le fil d’une carrière qui, pour le moment, peine à décoller.
Le public du court numéro 8 s’est époumoné pendant près de quatre heures. Lundi dernier, le court de Roland-Garros a été le théâtre d’une libération majuscule pour Luca Van Assche. Face au Lituanien Vilius Gaubas, repêché de dernière minute en lucky loser, le jeune Français s’est imposé au bout d’un combat harassant de 3 heures 48 minutes (6-4, 6-2, 2-6, 7-5). Au-delà de la qualification pour le deuxième tour de Roland-Garros, cette victoire agit comme un immense soulagement.
« Ça faisait un peu plus de deux ans que je n’avais pas gagné un match en Grand Chelem », confiait-il à l’issue de la partie, le visage marqué par l’effort mais illuminé par un sourire retrouvé. Ce jeudi, le revoilà sous les projecteurs de la Porte d’Auteuil pour confirmer sa renaissance.
Un talent précoce façonné par l’exigence
Né en Belgique d’un père belgo-italien et d’une mère italienne naturalisée française, Luca Van Assche a rapidement choisi de défendre les couleurs tricolores. Très vite, son nom s’est inscrit en lettres d’or dans les carnets des suiveurs du tennis mondial. En 2021, il éclate aux yeux du grand public en remportant le tournoi des moins de 18 ans de Roland-Garros face à son compatriote Arthur Fils. Cette finale franco-française chez les juniors laissait présager l’émergence d’une nouvelle génération dorée.
Pourtant, la transition vers le circuit professionnel s’apparente souvent à une ascension de l’Everest en short. Si Arthur Fils a rapidement trusté les premiers rôles, le parcours de Van Assche s’est révélé plus sinueux, fait d’apprentissage et de patience. Doté d’un jeu de jambes exceptionnel, d’une couverture de terrain impressionnante et d’un revers d’une grande solidité, le natif de Woluwe-Saint-Lambert a dû travailler sa puissance pour rivaliser avec les monstres du circuit ATP.
La gestion des imprévus, marque des grands
Ce premier tour a également mis en lumière la maturité du joueur de 22 ans. Préparé mentalement pour affronter l’Américain Patrick Kypson, Van Assche a vu son programme totalement bouleversé au tout dernier moment à la suite du forfait de ce dernier. S’adapter en quelques minutes à un nouveau profil, surtout un joueur de sa propre génération qu’il connaît depuis l’enfance, demande des nerfs d’acier.
Après deux manches initiales parfaitement maîtrisées, le Français a subi un trou d’air légitime dans la troisième manche, avant de puiser dans ses réserves physiques lors d’un quatrième acte étouffant sous la chaleur parisienne. Cette victoire au forceps valide un cap psychologique essentiel : savoir gagner quand la machine se grippe et que le doute s’installe.
Le défi du deuxième tour : l’heure de la confirmation
Après deux journées complètes dédiées à une récupération méticuleuse pour protéger l’organisme de la chaleur et enchaîner les soins, Luca Van Assche revient sur le court ce jeudi. Le niveau s’élève, la pression s’intensifie, mais la confiance est revenue.
Pour l’ancien champion junior, ce Roland-Garros 2026 ne doit pas s’arrêter à une belle émotion de premier tour. Libéré d’un poids statistique qui commençait à peser sur ses épaules, le Français peut désormais jouer sa carte maîtresse : un tennis de métronome, une rage de vaincre intacte et l’appui inconditionnel des tribunes parisiennes. Le rendez-vous est pris.






























