Le rideau est tombé sur les championnats d’Europe U20 de lutte à Skopje (Macédoine du Nord). Pour la jeune garde de l’équipe de France, cette édition 2026 aura été celle de l’apprentissage à la dure, des espoirs confirmés et des promesses d’avenir.
La lutte libre tricolore sur le devant de la scène
C’est du côté du style libre que le clan français a le plus vibré. Les protégés de la Fédération ont montré qu’ils avaient le niveau pour rivaliser avec le gratin continental, s’offrant trois podiums mémorables.
La sensation du tournoi s’appelle Bayssangour Bitmurzaev. Engagé chez les 70 kg, le sociétaire du club de Nice a éclaboussé la compétition de son talent. À seulement 17 ans, alors qu’il rendait parfois plusieurs années à ses adversaires, le Niçois s’est hissé jusqu’en finale pour s’offrir le titre de vice-champion d’Europe. Une première médaille continentale qui valide une trajectoire linéaire vers le très haut niveau.
Une trajectoire que confirme également Ashab Dadaev en 97 kg. Le lutteur de Schiltigheim ramène lui aussi une magnifique médaille d’argent. Pour Dadaev, c’est une confirmation éclatante : il s’agit de son deuxième titre consécutif de vice-champion d’Europe U20. Il s’installe définitivement comme l’un des patrons de la catégorie sur la scène internationale.
En 65 kg, Khizir Dasiyev a lui aussi écrit la première belle page de son histoire européenne. Opposé à un coriace lutteur bulgare lors de la finale pour la troisième place (la finale 3-5), le jeune Français n’a pas tremblé. Il s’impose avec autorité pour s’emparer d’une médaille de bronze méritée, la toute première de sa jeune carrière à ce niveau.
Gréco-romaine et Féminines : si près du bonheur
Si la lutte libre a trusté les podiums, la lutte gréco-romaine et le collectif féminin n’ont pas démérité, échouant parfois à un cheveu d’un exploit en bronze.
Chez les filles, Lise Landouzy (68 kg) a touché le métal du bout des doigts. Après une entame parfaite contre une Suédoise (6-4), elle a buté en demi-finale sur une redoutable lutteuse turque. Reversée en petite finale face à une concurrente russe, la Tricolore a tout donné mais s’incline logiquement (4-1), terminant à une rageante mais très honorable 5ème place. Un parcours similaire à celui d’Anaïs Martin (53 kg), qui avait pourtant pulvérisé la représentante du Kosovo (11-0) en qualifications avant de subir la loi de la Turquie. Pour Thea Roussel (57 kg) et Violette Duchet-Annez (62 kg), l’aventure s’est malheureusement arrêtée dès les premiers tours.
Du côté de la gréco-romaine, le grand bonhomme se nomme Sos Kotanjyan (55 kg). Pour sa grande première sur la scène continentale, il s’est offert une incroyable montagne russe émotionnelle. Balayé en quarts par un Arménien (9-0), il signe le chef-d’œuvre du week-end en repêchage en terrassant son adversaire portugais en seulement 15 secondes (8-0). Épuisé, il cède en finale pour le bronze face à un Roumain (5-3) et prend lui aussi la 5ème place.
Le reste du contingent gréco, composé de Magomed Varaev (60 kg), Ilies Dahmani (63 kg), Ilian Doubach (67 kg) et Haik Sargsyan (82 kg), a manqué de réussite, tout comme Bilel Gharbi (72 kg), dont le superbe départ (victoires 9-1 contre un Hollandais et 11-2 face à un Bulgare) a été stoppé net en quarts par un lutteur russe.





























