Le rideau est tombé sur les championnats de France de lutte senior. Retour sur les principaux enseignements de cette édition 2026.
L’Olympique Schiltigheim et Sarreguemines dictent leur loi
S’il est un enseignement majeur à tirer de ces phases finales, c’est bien la vitalité exceptionnelle de la lutte dans le Grand Est. Les athlètes de l’Olympique Schiltigheim ont survolé plusieurs catégories clés. Chez les féminines, en 53 kg, Tatiana Debien a fait honneur à son rang en s’imposant magistralement lors d’une finale disputée face à l’accrocheuse Emma Luttenauer (ELCO). Un succès qui s’accompagne d’autres démonstrations de force pour le club alsacien, à l’image d’Ahmed Mohamed, expéditif lors de son entrée en lice avec une victoire par supériorité technique en moins de deux minutes.
Non loin de là, l’AS Sarreguemines s’est affirmée comme la capitale incontournable de la lutte gréco-romaine. Le club a réalisé un véritable tir groupé lors des finales. Yanis Guendez a décroché l’or en 72 kg au terme d’un combat tactique face au Nordiste Rayhan Lambre (Tourcoing). Quelques minutes plus tard, Lucas Lo Grasso (60 kg) et Gor Hovsepian (77 kg) l’ont imité, ce dernier dominant notamment Ibrahim Ghanem dans un duel fratricide de très haut niveau qui fera date.
La résistance des bastions régionaux
Face à cette armada, la réplique est venue de clubs formateurs historiques. Le Sotteville-lès-Rouen Wrestling Club s’est illustré par sa densité collective, notamment en lutte libre. Si certains de ses représentants ont dû s’incliner face à la ferveur des tapis, d’autres à l’instar d’Islam Khazhmagamaev ont marqué les esprits par leur agressivité positive et leur science du placement, pliant leurs combats par supériorité technique dès les premières reprises.
La Bourgogne-Franche-Comté n’est pas restée en marge de cette fête du sport. Le CPB Besançon place plusieurs de ses éléments sur les podiums ou au pied de ceux-ci. On retiendra notamment la résilience d’Ilian Doubach et de Vincent Vocino, engagés dans des finales de repêchage suffocantes pour les médailles de bronze en gréco-romaine (72 kg). Ces combats pour la troisième place, souvent plus psychologiques que les finales pour l’or, ont démontré la profondeur du réservoir français.





























