Supporter du Paris Saint-Germain depuis 1975, Eric Bidaut a fait de sa passion un véritable marqueur d’identité. Depuis plus de quarante ans, il multiplie les tatouages consacrés au club parisien, au point de transformer sa peau en récit personnel du PSG. Entre souvenirs au Parc des Princes, symboles européens et attachement familial, il raconte une fidélité totale à son club de cœur.
Quand avez-vous commencé à supporter le PSG ?
J’ai commencé en 1975. Mon père m’avait emmené au Parc des Princes. À partir de là, je suis devenu supporter du PSG. C’est resté toute ma vie.
Quand avez-vous fait votre premier tatouage en lien avec cette passion ?
Je me suis fait tatouer à la fin des années 1970. À l’époque, ce n’était pas courant du tout. Mon premier tatouage était sur le poignet droit, avec une petite fleur, une pensée, et une référence à Paris. C’était simple, mais ça représentait déjà quelque chose d’important pour moi.
Pourquoi ce premier tatouage était-il symbolique ?
C’était une manière de garder Paris avec moi, tous les jours. Une sorte de lien permanent avec la ville et ce qu’elle représente. Même si c’était discret, ça avait du sens.
Ce premier tatouage existe-t-il encore aujourd’hui ?
Non, il a été recouvert. L’écriture avait mal vieilli, donc je l’ai refait. Avec le temps, certains tatouages ne tiennent plus ou ne me plaisent plus, alors je les améliore ou je les remplace.
Combien de tatouages liés au PSG avez-vous aujourd’hui ?
Aujourd’hui j’en ai une douzaine. Certains sont visibles, d’autres ont été recouverts. J’en ai aussi modifié plusieurs au fil des années.
Y a-t-il un tatouage qui a une signification particulière ?
Oui, celui de la Ligue des Champions. C’est le plus important pour moi. J’avais gardé un modèle en tête pendant longtemps, et le jour où le PSG l’a gagnée, ça a été très fort. C’est un symbole très marquant de mon histoire avec le club.
Vos tatouages évoquent aussi des villes européennes, pourquoi ?
Oui, j’ai par exemple Munich et Budapest sur l’avant-bras. C’est en référence aux compétitions européennes du PSG. J’ai utilisé une typographie inspirée des banderoles dans les stades, pour rester dans cet univers.
Est-ce que vous préparez encore de nouveaux tatouages ?
Oui, j’en ai encore un prévu. Ce sera sur le mollet droit. J’ai déjà “PSG” en lettres gothiques sur l’autre jambe, donc celui-là viendra compléter. Il y aura la Tour Eiffel, la Ligue des Champions et d’autres symboles du club.
Que représentent tous ces tatouages pour vous aujourd’hui ?
C’est une fierté. C’est une manière de montrer que je suis parisien et que le PSG fait partie de moi. Ce n’est pas juste du football, c’est une identité.
Comment votre entourage réagit-il à cette passion très visible ?
Il y a des réactions très différentes. Certains trouvent ça beau et authentique, d’autres ne comprennent pas du tout. Quand j’ai commencé à les montrer sur internet, j’ai eu des critiques assez dures, mais aussi beaucoup de messages positifs.
Est-ce que le regard sur les tatouages PSG a changé avec le temps ?
Oui, complètement. Dans les années 1980, j’étais presque seul à faire ça. Aujourd’hui, il y a beaucoup de supporters qui se font tatouer le PSG ou la Ligue des Champions. C’est devenu plus courant.
Vous considérez-vous comme un précurseur ?
Peut-être, oui. J’ai commencé très tôt. À l’époque, ce n’était pas une mode. Aujourd’hui, c’est plus répandu, mais moi j’ai vécu ça dès le début.
Vos tatouages incluent-ils des joueurs ou des entraîneurs du PSG ?
Non, jamais. Je préfère les symboles du club. Les joueurs et les entraîneurs passent, mais le PSG reste. C’est ça qui compte pour moi.
Le PSG prend-il plus de place que votre vie personnelle ?
Non, c’est différent. J’ai aussi des tatouages pour ma famille, mes enfants. Mais le PSG fait partie de ma vie, comme une seconde famille.
Comment décririez-vous votre passion du football ?
C’est quelque chose d’unique. Un match n’est jamais le même. Il y a des émotions différentes à chaque fois. Ce n’est pas comme un concert ou autre chose, c’est imprévisible.
Avez-vous déjà vécu des moments difficiles en tant que supporter ?
Oui, surtout dans les années 1990, notamment lors de déplacements comme à Marseille. C’était des contextes parfois tendus. Aujourd’hui, je suis plus prudent, mais ma passion n’a pas changé.
Le PSG doit-il rester au Parc des Princes selon vous ?
Oui, largement. Pourquoi changer ? Le Parc des Princes, c’est le PSG. Même si on agrandit le stade, ça suffit largement. On n’est pas un club brésilien ou argentin qui doit aller jouer ailleurs. Pour moi, le PSG doit rester au Parc.
Et pour vous, au final, le PSG représente quoi ?
C’est mon club de cœur. C’est ma ville, mon identité. Ça fait partie de ma vie depuis toujours, et ça ne changera pas.


































