Le monde de la lutte a les yeux rivés sur Tirana. Du 20 au 26 avril 2026, la capitale albanaise se transforme en épicentre de la lutte en accueillant les championnats d’Europe seniors.
Une stratégie tournée vers l’avenir
La sélection tricolore s’envole avec un contingent resserré de 12 athlètes, répartis équitablement entre les trois styles : gréco-romain, libre et féminin. Le choix de la direction technique est limpide : privilégier les catégories olympiques, qui représentent 9 des 12 engagés, afin de préparer le terrain pour les qualifications de 2027.
Cette préparation a d’ailleurs pris des airs de tour d’Europe. Les athlètes ont affûté leur technique dans les places fortes de la discipline : le Danemark pour les spécialistes de la gréco-romaine, et l’Allemagne — véritable vivier de talents — pour les sélections libres et féminines.
L’équipe de France peut s’appuyer sur des piliers solides, dont quatre figurent actuellement dans le top 3 européen de leur catégorie.
La Lutte Gréco-romaine : l’excellence technique
En tête d’affiche, Ibrahim Ghanem (72 kg) arrive en Albanie avec une cible dans le dos. Champion en titre et vice-champion du monde, il occupe la place de tête de série N∘1 et ne cache pas son objectif : conserver l’or. Il devra toutefois se méfier du Hongrois Krisztian Vancza. À ses côtés, le jeune Ilian Ainaoui (60 kg), récemment médaillé de bronze chez les U23, fera ses premiers pas chez les seniors avec une soif d’apprendre immense.
La Lutte Féminine : l’expérience olympique
La sélection féminine compte sur le retour d’Améline Douarre (62 kg). Forte de son expérience aux Jeux de Paris 2024 et d’une victoire récente au Grand Prix de France Henri Deglane, elle vise clairement le podium. Elle aura fort à faire face à la Russe Amina Tandelova. Kendra Dacher (76 kg), médaillée de bronze en 2022, et la double championne d’Europe U23 Emma Luttenauer (53 kg) complètent ce groupe ambitieux.
La Lutte Libre : la revanche au cœur
Chez les libres, la détermination est palpable. Zelimkhan Khadjiev (79 kg), vice-champion d’Europe sortant et tête de série N∘1, n’a qu’une idée en tête : prendre sa revanche sur le Russe Akhmed Usmanov, qui l’avait privé du titre l’an passé. De même, Khamzat Arsamerzouev (65 kg), également vice-champion d’Europe en titre, devra écarter de sérieux prétendants comme l’Albanais Islam Dudaev pour monter sur la plus haute marche.
Un programme intense
La compétition suivra un rythme effréné avec des finales quotidiennes. Malgré l’absence regrettable de Vladimeri Karchaidze sur blessure , les Bleus arrivent avec une « détermination féroce ». L’enjeu dépasse le simple métal des médailles : il s’agit d’affirmer la position de la France parmi l’élite européenne dans une discipline où la concurrence, notamment celle des nations de l’Est et du Caucase, reste la plus relevée au monde.






























