Au fil de ses voyages et de ses démonstrations, Tanguy Penin découvre une pétanque bien plus vaste qu’un simple loisir. Entre culture française, diversité des pratiques et rencontres internationales, il en fait un langage universel.
Qu’est‑ce qui, selon vous, a rendu vos vidéos singulières et virales ?
La simplicité visuelle. Les vidéos sont souvent muettes : un tir spectaculaire suffit, sans besoin de langue commune. C’est un format universel, accessible tant aux Uruguayens qu’aux Chinois ou aux Hollandais.
Pensez‑vous faire découvrir un sport ou raconter une culture française ?
Les deux, selon le contexte. À l’étranger, j’explique souvent l’histoire française de la pétanque : le Sud, Marcel Pagnol, l’art de vivre notamment lors d’événements liés à la francophonie. Mais je montre aussi que la pétanque dépasse le loisir : il y a la compétition, l’usage social, la rééducation en hôpitaux, les animations en entreprise… beaucoup de facettes peu connues.
Qu’est‑ce qui surprend le plus vos interlocuteurs à l’étranger ?
La diversité des pratiques et des stratégies : chaque pays a son style (Grèce, Hong Kong, pays africains, etc.). Certains pays jouent la compétition sérieusement, d’autres pratiquent plus loisir. Ce contraste et la richesse des gestes intriguent beaucoup.
Vous sentez‑vous plutôt sportif, influenceur, ambassadeur ou entrepreneur de votre image ?
Je suis une figure hybride : ambassadeur, créateur et entrepreneur de ma propre image. Je ne me définis pas seulement comme sportif ; je combine transmission, animation et création de contenus.
Aviez‑vous imaginé que la pétanque puisse prendre une telle dimension internationale ?
Non, pas vraiment au départ. J’ai commencé en 2014–2015 pour me faire des amis. Je suis devenu passionné entre 2017 et 2018, en regardant des centaines de parties à la télé. Aujourd’hui, j’ai des amis partout dans le monde et j’ai joué au Pérou, au Paraguay, en Martinique… C’est surprenant mais réel : la pétanque est un sport mondial, même si le développement varie selon les régions (contraintes logistiques en Amérique du Sud, accès aux boules en Afrique).
Quelle est la part la plus gratifiante de ce parcours ?
Les rencontres humaines. À l’étranger, la pétanque crée des connexions profondes : on fête, on partage au‑delà des frontières, on construit des amitiés durables. C’est ce côté humain qui demeure la plus grande richesse.


































