Le 1er août prochain, Jonathan Bouillot défie Louis Ameline à Deauville dans le cadre du gala PALATINA 8. À l’approche de ce rendez-vous, le boxeur de 29 ans se confie sur l’importance de ce combat et sa préparation afin de tenter de faire vaciller le local de l’étape.
Comment vous sentez-vous physiquement et mentalement avant cette échéance ?
Mon état physique est bon. Je continue à me préparer. Comme j’ai été prévenu pas mal à l’avance, c’est parfait pour bien se préparer. Sur le plan mental, que je gagne ou que je perde, je reste toujours dans le même état d’esprit. Cela ne change pas grand-vis-à-vis de mon approche, je garde la même optique.
Comment avez-vous préparé ce combat ? Avez-vous mis l’accent sur des aspects spécifiques comme le cardio, la puissance ou la tactique pour défier votre adversaire ?
Non, pas particulièrement. Nous avons surtout effectué un travail technique, car nous savons que c’est un boxeur très technique. Le cardio et la force sont des aspects que l’on travaille constamment. On a donc plutôt cherché à peaufiner la technique pour essayer de développer au mieux ma propre boxe.
Est-ce que vous analysez beaucoup la boxe de votre adversaire ? Prenez-vous en compte ce qu’il va faire, notamment à travers des séances vidéo ?
Personnellement, non, car cela a tendance à me mettre de la pression avant un combat. Je laisse ce travail de visionnage à mon entraîneur. C’est lui qui peaufine la stratégie. De mon côté, j’écoute ses consignes et je mets en application ce qu’il me demande de faire sur le ring. Je le laisse gérer cette partie, il m’explique comment boxer et on verra le jour J.
Votre adversaire est normand et boxera donc quasiment à domicile. Est-ce que cela représente une pression supplémentaire pour lui, et de votre côté, est-ce que cela change quelque chose ?
Pour lui, cela peut effectivement être une pression supplémentaire ou, à l’inverse, une source de motivation. Tout dépend de sa personnalité. En ce qui me concerne, boxer à l’extérieur m’enlève de la pression. Je sais que je n’y vais pas dans la peau du favori, ce qui me libère d’un poids. Je pense tout de même que pour lui, c’est une bonne pression : boxer chez soi apporte généralement de la force.
Qu’est-ce que cela vous apporte de participer à un tel événement, au sein du gala Palatina ? Est-ce une expérience importante pour vous ?
Oui, tout à fait. C’est vraiment l’une des plus grandes organisations en France, c’est le genre de rendez-vous qu’on ne peut pas refuser. En France, il n’y a pas beaucoup mieux, je ne sais même pas s’il y a un niveau équivalent. C’est un réel plaisir d’avoir été appelé. Cela me permet de boxer dans de superbes endroits et lors de grands galas.
Doit-on s’attendre à un début de combat explosif et agressif dès le premier round ? Allez-vous chercher à lui imposer une grosse pression d’entrée de jeu ?
Non, je ne vais pas me jeter à corps perdu. C’est un grand gala, il ne faut pas prendre de risques inutiles. L’objectif est de rester intelligent, de ne pas s’enflammer. Tout dépendra de la tournure du combat, mais il faut éviter l’erreur de partir trop vite ou d’être trop explosif, tout en veillant à ne pas se laisser endormir. Il va falloir gérer cela avec beaucoup de justesse.
En cas de victoire, qu’est-ce que cela pourrait déclencher pour vous ? Quels sont vos objectifs pour la seconde moitié de l’année, à moyen et long terme ?
En cas de victoire, je commencerai par prendre un peu de repos. Nous arrivons en été, le rythme va se calmer. Ce combat à Deauville sera mon troisième combat en trois mois, ce qui représente un rythme très soutenu. Après un peu de repos, je repartirai au travail pour revenir à 100 % de mes capacités. Concernant la suite, mon adversaire est un très bon boxeur, donc l’emporter contre lui m’apporterait une belle visibilité. On verra alors qui nous contactera et qui nous affronterons. Mais chaque chose en son temps : d’abord ce combat, où il s’agit d’aller chercher la victoire, et ensuite nous improviserons.
Selon vous, sur quoi va se jouer cette confrontation ? Est-ce que la technique, que vous avez beaucoup travaillée, sera la clé ?
Oui, je pense que cela se jouera sur la technique. Mon adversaire est particulièrement fort dans ce domaine. Bien sûr, la puissance et le cardio comptent énormément, comme dans chaque duel, mais il faudra avant tout rester très technique. Il ne faut pas tomber dans le piège de la guerre pour la guerre, il faut rester pleinement concentré.
Votre but est donc de rester focalisé sur votre propre boxe et sur ce que vous souhaitez proposer, plutôt que de vous calquer sur votre adversaire ?
C’est exactement ça. Il s’agit de mettre en œuvre ce que j’ai pratiqué à l’entraînement ces derniers temps, de respecter le plan de travail établi et de ne pas me perdre sur le ring.
Pour éviter de vous perdre sur le ring, êtes-vous très attentif aux consignes de votre coin durant le combat, ou préférez-vous rester dans votre bulle ?
Non, je reste extrêmement à l’écoute de mon coin. Depuis l’extérieur, ils perçoivent des choses que l’on ne décèle pas toujours dans le feu de l’action sur le ring. C’est capital d’être attentif. Si je me contente de rester fermé dans ma bulle, cela ne tiendra pas sur la durée des six rounds. Le coin dispose d’un recul précieux, d’une meilleure vision des ouvertures et d’une science du combat plus globale. Il faut savoir écouter pour l’emporter.
Dans quel état d’esprit serez-vous au moment de faire votre entrée dans la salle et de monter sur le ring ? Ressentirez-vous de la tension ou plutôt de l’excitation face à un tel rendez-vous ?
Je pense que ce sera surtout de la pression. Il y a toujours une part de stress avant de boxer, mais c’est une bonne pression. Une fois que le combat commence et que les premiers coups sont échangés, la pression s’estompe. C’est la même chose pour les deux boxeurs : on entre pleinement dans le combat et on fait ce que l’on a à faire.





























