Plus de trois décennies après leur dernière venue en France, les lutteurs de sumo retrouvent Paris. Les 13 et 14 juin 2026, l’Accor Arena se transforme en scène d’exception pour accueillir le Tournoi de Paris de Sumo, un événement rare à la croisée du sport et de la culture japonaise.
Il aura fallu patienter plus de 30 ans pour revoir les rikishi fouler un sol français. En juin prochain, Paris devient à nouveau une terre de sumo, avec deux journées de compétition prévues à l’Accor Arena, dans le cadre du Tournoi de Paris de Sumo. Organisé par David Rothschild et Salomon Hazot, en collaboration avec AEG Presents France, ce rendez-vous réunit les meilleurs lutteurs de sumo de la première division.
Sur le dohyō, les affrontements promettent intensité et précision. Parmi les figures attendues, des noms majeurs comme Hoshoryu ou Onosato viendront incarner l’exigence et la puissance de cette discipline millénaire. Mais au-delà du combat, c’est tout un rituel qui se déploie : chaque entrée, chaque geste, chaque posture s’inscrit dans une tradition codifiée où le respect et la symbolique occupent une place centrale.
Une immersion dans la culture japonaise
Réduire ce tournoi à une simple compétition serait incomplet. Pendant deux jours, l’Accor Arena devient un espace de découverte, où le public est invité à plonger dans l’univers du Japon. Les cérémonies, indissociables du sumo, rythment l’événement et donnent à voir un héritage culturel toujours vivant. Le tournoi s’inscrit d’ailleurs dans un contexte particulier, celui du centenaire de la Japan Sumo Association.
Une occasion de mettre en lumière un sport qui dépasse largement le cadre sportif pour devenir un marqueur identitaire fort. À travers cette mise en scène, le spectateur ne se contente pas d’assister à des combats : il découvre un art, une histoire et une philosophie.
Un symbole fort entre la France et le Japon
Ce retour du sumo à Paris s’inscrit dans une relation ancienne entre les deux pays. La France avait déjà accueilli des tournois marquants en 1986 et en 1995, sous l’impulsion notamment de Jacques Chirac, grand amateur de cette discipline. Depuis, les liens se sont entretenus, notamment à travers la Coupe de l’Amitié franco-japonaise, remise chaque année à un lutteur d’exception.
L’édition 2026 prolonge cette dynamique. Elle vise autant à célébrer cet héritage qu’à le transmettre à un nouveau public. À quelques mois de l’événement, l’intérêt est déjà palpable. Les places sont disponibles depuis le 10 février et l’attente grandit autour de ce rendez-vous atypique, à la fois ancré dans l’histoire et ouvert sur l’avenir.


























