Du 8 au 11 octobre 2026, la France disputera les championnats d’Europe féminins de pétanque (triplette et tir de précision) à Loutraki, en Grèce. Malgré une sélection fragilisée et des tensions internes étalées au grand jour, les Bleues visent un retour sur le devant de la scène continentale.
L’équipe de France féminine aborde cette échéance européenne dans un climat électrique. Les départs de cadres comme Cindy Peyrot et Angélique Colombet avaient déjà ébranlé le groupe ; les récentes déclarations de Philippe Quintais sont venues confirmer l’ampleur des fractures et des querelles d’egos au sein de la sélection.
Les outsiders sont passés devant
C’est dans ce contexte pesant que Nadège Baussian-Protat, Sandrine Poinsot, Nelly Peyré et Toréa Tairio jetteront leurs boules en Grèce. Rappelée lors du « second tour » de sélection, Nelly Peyré aura la charge de représenter le clan français sur l’épreuve du tir de précision.
L’enjeu est de taille : la France ne détient plus le moindre titre européen chez les seniors féminines. Ces dernières années, les Bleues ont abandonné leur suprématie historique au profit de la Belgique (triplette), de l’Espagne (doublette), de la Suède (individuel) ou encore de l’Italie (mixte). Outre ces nations phares, des pays émergents comme l’Angleterre et l’Allemagne viendront disputer la victoire.
L’or en tir de précision attendu depuis 2018
Pour espérer faire oublier la médaille de bronze décevante de 2024 et décrocher l’or en triplette, le groupe devra faire front commun. Même constat au tir de précision, où la France n’a plus été titrée depuis le sacre de Charlotte Darodes en 2018. Lors de la dernière édition, Cindy Peyrot s’était inclinée en finale face à l’Espagnole Sara Diaz Reyes, double tenante du titre.
Pour l’équipe de France, l’équation est simple : seul l’or permettra de ramener un peu de sérénité. Un échec risquerait d’enfoncer encore un peu plus la pétanque féminine tricolore dans la crise.
























