Le dimanche 12 avril 2026 marquera un tournant historique pour le Schneider Electric Marathon de Paris. Pour sa 49e édition, jamais une telle concentration de talents n’avait été réunie au pied de l’Arc de Triomphe.
Un plateau masculin d’une densité inédite
Le chiffre donne le vertige : 20 athlètes au départ affichent des références chronométriques sous la barre des 2h10. Cette statistique place Paris dans la cour des très grands marathons mondiaux, promettant une course de mouvement dès les premiers kilomètres sur les Champs-Élysées.
La tradition des duels entre les hauts plateaux d’Afrique de l’Est sera une nouvelle fois respectée. L’Éthiopie se présente en force avec Kinde Atanaw, l’homme le plus rapide du plateau avec un record personnel de 2h03’51 (établi à Valence). Il sera épaulé par son compatriote Leul Gebresilase, médaillé de bronze aux Mondiaux de Budapest, dont la régularité à 2h04 en fait un épouvantail pour la concurrence.
Face à l’armada éthiopienne, le Kenya mise sur l’expérience et la connaissance du terrain. Sila Kiptoo, déjà monté sur le podium parisien en 2025 (2h06’21), revient avec l’ambition de gravir les deux marches restantes. Il faudra également compter sur l’Ougandais Victor Kiplangat, champion du monde en titre, dont la science de la course en championnat pourrait faire des merveilles sur le tracé exigeant de la capitale française.
L’ambition européenne et le renouveau tricolore
Si l’Afrique domine statistiquement le palmarès depuis deux décennies, l’Europe n’a pas l’intention de faire de la figuration. Tous les regards seront tournés vers l’Italien Yemaneberhan Crippa. Champion d’Europe du semi-marathon, il arrive à Paris avec une confiance au sommet après avoir pulvérisé son record national sur 21 km (59’01). Sa transition vers la distance reine est l’un des enjeux majeurs de cette édition.
Côté français, l’effervescence est palpable. La délégation tricolore sera emmenée par l’olympien Félix Bour. Sacré champion de France de cross-country récemment, Bour possède un record solide en 2h06’41 qui lui permet de regarder les meilleurs mondiaux dans les yeux. Il sera accompagné par d’autres figures montantes comme Emmanuel Roudolff-Levisse (2h07’41) et Jason Pointeau, tous déterminés à briller devant leur public.
Le plateau féminin : un trio sous les 2h20
La course féminine ne sera pas en reste, avec un niveau de performance qui n’a rien à envier à celui des hommes. Pour la première fois, trois femmes au départ ont déjà couru en moins de 2h20, une barrière symbolique qui garantit une course de très haut vol.
La grande favorite se nomme Magdalyne Masai. La Kényane, créditée d’un temps de 2h18’58, est une habituée des podiums internationaux. Elle devra toutefois se méfier de l’Éthiopienne Yebrgual Melese et de la Kényane Sharon Chelimo, victorieuse à Barcelone l’an dernier.
Les héroïnes locales de retour au pays
Le public parisien aura une raison supplémentaire de vibrer : le retour du « trio olympique ». Les trois marathoniennes qui ont représenté la France aux Jeux de Paris 2024 — Mekdes Woldu, Méline Rollin et Mélody Julien — seront à nouveau réunies. Mekdes Woldu, avec sa référence en 2h23’13, pourrait bien inquiéter la hiérarchie établie et tenter de s’approcher du record de France de Christelle Daunay.

























