Responsable de la logistique et de la sécurité des Bleus, Mohamed Sanhadji a été mis en examen le 16 septembre dans l’enquête portant notamment sur le don de 60 300 euros reçu de Kylian Mbappé. Son contrôle judiciaire l’empêche désormais d’approcher l’équipe de France et les principaux sites de la FFF.
Une affaire qui remonte au Mondial 2022
L’histoire remonte à quelques mois après la Coupe du monde au Qatar. En juin 2023, Mohamed Sanhadji, alors policier chargé de la sécurité des Bleus, reçoit un chèque de 60 300 euros de Kylian Mbappé. La somme provient de la prime touchée par l’attaquant après le Mondial 2022. Un signalement effectué auprès de Tracfin en juillet 2024 avait ensuite conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire, puis à une information judiciaire en janvier 2026.
Sanhadji avait déjà été sanctionné dans le cadre de cette affaire. Il avait quitté la police nationale par anticipation en décembre 2025 après avoir reçu ce don sans en informer sa hiérarchie. Il avait toutefois conservé un rôle auprès des Bleus : après son départ de la police, la FFF l’avait recruté pour continuer à travailler autour de la sélection. Il faisait encore partie du nouveau staff de Zinédine Zidane comme responsable de la logistique et de la sécurité.
Un contrôle judiciaire très contraignant
Le 16 septembre, les juges l’ont mis en examen pour plusieurs chefs, parmi lesquels corruption, trafic d’influence, recel de détournement de fonds publics, escroquerie et blanchiment de fraude fiscale. Son contrôle judiciaire lui interdit notamment de contacter les joueurs des sélections nationales actuelles et passées, le staff et les sélectionneurs des Bleus, ainsi que plusieurs dirigeants et anciens responsables de la FFF. Il lui est également interdit, sauf autorisation judiciaire, de se rendre au siège de la Fédération, à Clairefontaine, au Stade de France ou au Parc des Princes. Un cautionnement de 80 000 euros lui a par ailleurs été imposé.
Privé de Sanhadji, le staff de Zidane doit désormais composer avec cette absence. La FFF avait prévu la nomination d’un nouvel officier de liaison avec le ministère de l’Intérieur, mais celui-ci n’avait pas encore été désigné au moment de l’officialisation du staff. Après la mise en examen de Sanhadji, la Fédération se retrouve donc sans remplacement pour les prochaines échéances des Bleus.
« La Fédération ne commente pas une procédure judiciaire en cours, mais en tirera les conséquences vis-à-vis de l’intéressé et va se porter partie civile« , a indiqué une source fédérale à l’AFP. De son côté, l’enquête se poursuit, et l’affaire reste à suivre.





















