Lors de la cérémonie des Victoires du Sport 2025 de la Région Île-de-France, Thomas Tachdjian a remporté le prix du parasportif espoir de l’année.
Le nom de Tachdjian résonne dans le sport français comme une promesse de victoire. Si, en 1990, c’est Michel Tachdjian qui soulevait le mythique Bouclier de Brennus sous les couleurs du Racing, c’est aujourd’hui son neveu, Thomas, qui trace son propre sillon, épée en main. À seulement 19 ans, le jeune escrimeur affiche déjà un palmarès impressionnant : champion de France d’escrime-fauteuil à l’épée et vice-champion de France au fleuret. Une trajectoire d’autant plus remarquable qu’il mène, en parallèle, de front des études de médecine exigeantes en 3e année à l’université Paris-Saclay.
Une passion née de la curiosité
L’aventure de Thomas avec l’escrime a débuté très tôt, à l’âge de 7 ans, au détour d’un forum d’associations. S’il a exploré d’autres horizons sportifs comme la natation, le basket ou le tir à la sarbacane, l’escrime a agi comme une véritable révélation. « J’ai tout de suite été fasciné par l’escrime. Quand on est enfant, avoir une épée dans la main, c’est plaisant. Ensuite, j’ai beaucoup aimé l’aspect mental de ce sport, le un-contre-un, la stratégie à mettre en place », confie-t-il.
Sa détermination s’est rapidement imposée, le poussant à se mesurer aux adultes dès l’âge de 15 ans. Un surclassement précoce qui a agi comme un catalyseur : « Ça m’a encore plus donné envie de tout détruire », avoue-t-il avec cette rage de vaincre propre aux plus grands champions.
Un talent brut soutenu par une expertise
Sportif paraplégique, Thomas concourt en catégorie B. Cette classe est réservée aux tireurs qui, à l’image de Thomas, ne possèdent pas un contrôle total du tronc. L’effort se concentre alors sur le haut du corps, sollicitant intensément les épaules, les trapèzes et les deltoïdes. Formé initialement au Cercle d’escrime de Chaville sous la houlette de la maître d’armes Stéphanie Rousset, il s’entraîne aujourd’hui au Cercle d’escrime de Châtillon. Sous la présidence de Moez El-Assine, médaillé paralympique à Athènes en 2004, Thomas a trouvé un cadre propice à son éclosion.
Le rêve olympique en ligne de mire
Pour Thomas Tachdjian, le regard est désormais tourné vers l’horizon 2028. L’objectif est clair : monter sur le podium aux Jeux Paralympiques de Los Angeles. Toutefois, la route vers la Californie est exigeante. Avant cet ultime sommet, le jeune prodige devra confirmer ses ambitions lors d’étapes cruciales : dès juin prochain à Courbevoie pour défendre son titre national, puis lors des Championnats d’Europe à Cardiff en octobre 2026, et enfin aux Mondiaux de 2027.



































