Du 5 au 9 octobre, l’association Premiers de Cordée orchestre la 22ème édition de la Semaine du Sport à l’Hôpital. Pendant cinq jours, 100 services de pédiatrie répartis sur l’ensemble du territoire national transforment leurs couloirs et leurs salles de repos en terrains de jeu adaptés. L’ambition de ce rendez-vous historique consiste à offrir à 2 000 enfants hospitalisés ou en situation de handicap une respiration sportive indispensable à leur reconstruction.
Loin d’être une simple animation ponctuelle, cette initiative repose sur un maillage territorial solide et un programme structuré. Grâce à la mobilisation des fédérations, ligues, comités et clubs locaux, près de 30 disciplines s’invitent au chevet des jeunes patients.
Le principe de la semaine s’articule autour d’une dynamique simple : cinq jours, cinq sports. Du fitness au biathlon d’intérieur, en passant par la boxe, le tennis de table, le handball ou le rugby, chaque activité est ajustée aux contraintes médicales et à la fatigue des participants.
Des établissements mobilisés à travers toute la France
La mobilisation s’étend à l’échelle nationale, portée par des structures hospitalières d’envergure. Le CHU de Toulouse et la Fondation Lenval à Nice figurent parmi les acteurs majeurs du dispositif, aux côtés des Centres Hospitaliers de Saint-Brieuc et de Dreux, ou encore du Centre Hospitalier Spécialisé de l’Yonne à Auxerre.
Pour donner le coup d’envoi de cette édition au Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, des athlètes de haut niveau s’engagent aux côtés des équipes médicales, à l’image de Manon Apithy, championne olympique d’escrime aux Jeux de Paris 2024.
L’activité physique adaptée : un levier majeur du parcours de soins
Depuis sa création en 1999, Premiers de Cordée milite pour l’intégration de la pratique sportive dans l’environnement hospitalier. Aujourd’hui, l’activité physique adaptée ne relève plus du simple divertissement : elle s’inscrit pleinement dans la prise en charge thérapeutique des affections chroniques et des longs séjours.
« L’activité physique fait pleinement partie du parcours de soins des enfants atteints de maladie chronique ! Elle leur permet de développer leur endurance, leur force musculaire, leur souffle, leur équilibre et, plus largement, de préserver leurs capacités physiques malgré la maladie et les traitements », explique le Docteur Mathieu Pellan, médecin référent de l’association Premiers de Cordée.
Au-delà des bénéfices physiologiques directs, l’impact psychologique s’avère déterminant. La pratique sportive favorise la restauration de l’estime de soi en permettant à l’enfant de reconnecter avec ses sensations corporelles à travers le plaisir du geste, plutôt que par le prisme de la douleur ou du soin. De plus, elle engendre une amélioration mesurable de la qualité de vie, agissant favorablement sur le sommeil, la gestion de l’anxiété et l’humeur générale. Enfin, elle offre un véritable changement de statut : au cours de ces ateliers, le jeune patient quitte temporairement sa condition d’enfant malade pour redevenir pleinement un enfant qui joue, se dépense et partage un moment collectif.























