Ce jeudi 5 février (21h10), le XV de France lance son Tournoi des VI Nations 2026 en recevant l’Irlande. Pour les Bleus, un seul mot d’ordre : gagner pour lancer la quête du Grand Chelem.
L’air de Saint-Denis pèse déjà d’une intensité particulière. Ce jeudi 5 février, sous les projecteurs d’un Stade de France à guichets fermés, le XV de France lancera sa campagne face à l’Irlande. Pour Fabien Galthié, l’équation est simple mais vertigineuse : transformer le potentiel brut de cette « génération dorée » en un second Grand Chelem sous son ère, après celui de 2022.
Le facteur X : le retour d’Antoine Dupont
Après une parenthèse enchantée et une convalescence surveillée de près (suite à sa rupture des ligaments croisés l’an dernier), Antoine Dupont reprend les rênes du camion bleu. Son absence avait laissé un vide tactique et psychologique ; son retour agit comme un catalyseur.
Cependant, le tableau n’est pas totalement idyllique. Le forfait de Romain Ntamack (touché au rein) pour les premières journées force Galthié à réaligner Matthieu Jalibert, dont le talent n’est plus à prouver, mais dont l’alchimie avec Dupont en 2026 restait le grand chantier de cette semaine de préparation.
Un calendrier en forme de rampe de lancement
Pour espérer le Grand Chelem, le calendrier est souvent le juge de paix. Cette année, les astres semblent s’aligner pour les Bleus. D’abord avec la réception de l’Irlande : le « crash test » immédiat. Une victoire d’entrée et le rêve prend corps. Ensuite, direction Galles et le Principality Stadium toujours hostile, mais face à des Gallois en pleine reconstruction.
La réception des Italiens lors du troisième match sera-t-elle une formalité ? Gare à l’excès de confiance contre une Squadra de plus en plus accrocheuse. Place ensuite au dernier déplacement, en Ecosse. Le piège de Murrayfield, là où les ambitions françaises viennent souvent s’échouer. Tout cela avant le « Crunch » final : France-Angleterre au Stade de France pour clore le bal. Le scénario idéal pour un Grand Chelem.
L’obstacle anglais
Si la France est favorite, l’ombre du XV de la Rose plane lourdement. L’Angleterre de Steve Borthwick arrive lancée par une série impressionnante de 11 victoires consécutives. Portés par une défense « rush » étouffante et une nouvelle garde emmenée par Henry Pollock, les Anglais ne viendront pas à Paris pour faire de la figuration. Le Grand Chelem français passera inévitablement par un duel titanesque lors de la dernière journée.
Le meilleur banc d’Europe
Plus que dans son XV de départ, c’est grâce à son banc que la France peut aller chercher ce Grand Chelem. Fabien Galthié mise sur les bancs en 6-2, voire 7-1, pour littéralement concasser les adversaires dans les vingt dernières minutes. C’est bien simple : sur le papier, la France possède une profondeur de banc que seule l’Afrique du Sud peut lui disputer sur la scène mondiale.
Le XV de France a ainsi les moyens de ses ambitions. Le Grand Chelem est possible, mais il demandera une discipline de fer. Le premier quart d’heure face à l’Irlande ce jeudi nous dira si cette équipe est prête à redevenir la reine de l’hémisphère Nord.


















