Jean-Marc Sentein : « Innover dans la gestion »

Au mois de mars dernier, Pau accueillait la douzième édition des Journées nationales d’études de l’Association Nationale des Directeurs d’Installations et des Services des Sports (ANDIISS). Retour sur cet événement avec Jean-Marc Sentein, directeur des sports de la Ville de Muret et président de l’ANDIISS.

 

Quel bilan avez-vous tiré de l’édition 2018 des Journées nationales d’études ?

Je dirais que l’on peut ressortir principalement trois axes de cette édition 2018. Le premier, c’est la mise en place d’ateliers sur plusieurs thématiques. Il était important de ne pas proposer uniquement des conférences à nos collègues directeurs des sports. Plusieurs ateliers managériaux ont ainsi été proposés durant deux jours, cela a permis de traiter encore plus de thématiques concernant la gestion des installations sportives, mais aussi de multiplier les échanges entre les différents participants.

Le deuxième axe que je retiens, ce sont justement les thématiques abordées. On parle bien évidemment de la façon de gérer un équipement sportif aujourd’hui, mais aussi du modèle économique qu’il faut adopter. Nous avons également abordé le thème des événements sportifs. Un nouveau contexte sécuritaire est en place depuis plusieurs années et il faut s’y adapter. Il était important d’échanger autour de cela.

Enfin, je retiens que ces Journées nationales d’études sont devenues un rendez-vous important. Il s’agissait de la douzième édition et pas moins de 300 intervenants étaient réunis durant deux jours, ce n’est pas rien. Cela nous permet d’échanger nos points de vue, nos expériences, notamment autour de notre habituel buffet des régions.

La baisse des budgets dans le sport est-elle inquiétante concernant la gestion des installations sportives ?

Il est vrai que ce sujet revient sur la table depuis plusieurs semaines et que c’est forcément une inquiétude. L’État est présent concernant la gestion des installations sportives, leur entretien, mais aussi leur sécurité. Un désengagement de l’État est donc un élément qui est en mesure de nous inquiéter et qui pourrait redéfinir complètement la façon de gérer des installations sportives. C’est aussi à cela que servent les Journées nationales d’études : répondre aux questions et trouver des solutions.

De fait, la présence de partenaires privés devient-elle indispensable ?

Je ne dirais pas qu’ils sont indispensables, mais clairement une tendance émerge qui doit permettre de faire de plus en plus de place à ces partenaires privés. Le désengagement de l’État nous y conduit. Lors de ces Journées nationales d’études, l’un de nos ateliers était d’ailleurs intitulé « Comment manager le service des sports dans un contexte de pénurie relative ? ». Cela montre bien que nous sommes conscients que nous ne pourrons peut-être plus autant compter sur l’État qu’auparavant et qu’il faut trouver de nouveaux moyens, de nouveaux modèles afin de faire fonctionner nos installations sportives. Innover dans la gestion, ça fait partie des pistes à explorer.

Quels seront les axes de travail de la prochaine édition ?

C’est justement quelque chose sur lequel nous allons nous pencher en ce début de mois d’octobre. La prochaine édition aura de nouveau lieu à Pau, une ville qui nous a très bien accueillis lors de cette édition 2018. Concernant le programme, nous nous pencherons sur le sujet dans les prochaines semaines. Il sera peut-être possible de proposer un peu plus d’ateliers sur des thématiques qui, justement, font écho à l’actualité que nous évoquions, à la façon dont il sera possible de gérer et financer une installation sportive à l’avenir. Mais il est encore un peu tôt pour évoquer précisément le contenu des Journées nationales d’études 2019 de l’ANDIISS.

Propos recueillis par Olivier Navarranne
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