Des moyens pour bannir la violence dans le sport

Depuis un an, le Comité régional olympique et sportif Centre-Val de Loire a étendu à toute la région le dispositif Sport sans violence, action territoriale qui a pour but de faire reculer les agressions physiques, mais aussi les incivilités et les discriminations, grâce à des formations, des conférences et une application.

Un sport sans violence, quelle que soit sa forme, un vœu pieu que le CROS Centre-Val de Loire veut rendre réalité grâce à un dispositif du même nom. « Il permet de lutter contre les violences par différents moyens, en transmettant les bonnes valeurs aux jeunes et en touchant le grand public », explique Adrien Brucker, chargé de mission sport et citoyenneté au CROS Centre-Val de Loire. Le Loir-et-Cher est à l’initiative de ce dispositif Sport sans violence. Le CROS, avec le soutien de l’État, de la Région et du Crédit Mutuel, l’a repris pour le modéliser dans toute la région. Après un an d’existence, Sport sans violence s’est développé dans l’Eure-et-Loir, l’Indre et l’Indre-et-Loire, bien relayé par les Comités départementaux olympiques et sportifs via des commissions territoriales. Il sera étendu au Cher et au Loiret en 2019.

Une appli, trois fonctions

Grâce au dispositif, l’application SSV CVL (Sport sans violence Centre-Val de Loire), a été créée pour lutter contre ce fléau. Elle permet aux utilisateurs de faire remonter au CROS les actes de violences vus dans la région. « Cela permet de cibler exactement les problèmes et de donner une base de travail aux commissions, qui réunissent plusieurs fois par an les forces de l’ordre, les acteurs des collectivités et les clubs, pour échanger et déterminer les actions à mener, indique le chargé de mission. À ce jour, les problématiques qui ont été les plus recensées sont « physiques », « incivilités » et « attaques verbales », souvent combinées ». L’application donne également la possibilité aux clubs de commander des supports de prévention tels que des banderoles, pancartes, T-shirts, messages à lire, afin de communiquer et sensibiliser, à petit niveau mais aussi lors d’événements d’envergure comme en février dernier avant un match de l’ADA Blois Basket en Pro B. Enfin, SSV CVL contient un espace ressources à destination des plus jeunes, grâce notamment à des quizz, des jeux et des séances sportives. « L’application est accessible à tous, mais ce sont le plus souvent les éducateurs qui l’utilisent », relève Adrien Brucker.

Conférences et formations

Le dispositif Sport sans violence va au-delà de l’application et des commissions départementales en organisant différents colloques. Le prochain, avec pour thème « la voie éducative, moyen de lutter contre les violences ? », se tiendra le jeudi 6 décembre à Orléans, avec des témoignages d’éducateurs et des interventions de psychologues. L’année prochaine, les éducateurs bénéficieront d’une formation destinée à leur donner toutes les réponses et toutes les clefs, afin lutter au quotidien contre les violences.

Récompenser le fair-play

L’application SSV CVL permet de faire remonter les faits de violences, mais également les actes de fair-play. « Nous souhaitons valoriser les acteurs qui mettent en place des actions de lutte contre les violences », souligne Adrien Brucker. « Le projet n’est pas encore bien établi, mais la saison prochaine nous comptons récompenser les clubs investis dans le dispositif avec du petit matériel, de quoi les aider dans leur fonctionnement au quotidien. »

Par Leslie Mucret
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