Clairette Martin : « L’intérêt est réciproque »

Le CROS Occitanie a noué un partenariat gagnant-gagnant avec l’Institut toulousain d’ostéopathie qui bénéficie aux sportifs et aux étudiants. Clairette Martin, directrice de cette école, nous en détaille les contours.

 

À quand remontent les liens entre l’Institut toulousain d’ostéopathie et le CROS Occitanie ?

Le partenariat a été conclu en 2006 avec le CROS Midi-Pyrénées. L’intérêt est de rapprocher le sport de l’ostéopathie afin d’avoir une reconnaissance de cette pratique, déjà mise en lumière par de grands champions comme Zinédine Zidane et David Douillet. L’ostéopathie rééquilibre le corps, en prévention des blessures et pour la récupération. Elle est donc fondamentale pour les sportifs avant, pendant et après une compétition. Le partenariat avec le CROS s’est fait de manière naturelle, tant l’intérêt est réciproque.

Qu’est-ce que ce partenariat apporte au CROS Occitanie ?

L’institut toulousain d’ostéopathie apporte un soutien financier important dans ses actions. Par ailleurs, les sportifs locaux bénéficient de tarifs avantageux, 6 €, lorsqu’ils viennent consulter à la clinique ITO. Ils sont également traités sur site lors d’événements.

Quels sont les avantages pour l’Institut toulousain d’ostéopathie ?

Nos étudiants de 5e année pratiquent des consultations, encadrés par des tuteurs confirmés, lors d’événements sportifs à fort potentiel patients comme lors de marathons ou du championnat de France d’aviron au lac de l’Uby, dans le Gers, cette année. Au moins quatre étudiants par rassemblements peuvent agir en professionnel, et se familiariser avec les soins spécifiques aux sportifs qui sont nombreux à en profiter pour venir se faire traiter. Notre partenariat avec le CROS Occitanie permet à l’institut d’être visible sur leurs événements sportifs, mais aussi dans leurs supports de communication.

La fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon est donc un plus pour l’école ?

Le partenariat connaît un nouvel essor à la faveur de la fusion des régions. Nous allons accéder à de nouveaux événements sportifs importants qui se dérouleront dans l’ex Languedoc-Roussillon. Actuellement, nous comptons près de 500 étudiants à l’ITO et, selon les promotions, entre 60 et 100 en 5e année. C’est donc un plus de couvrir un plus large territoire.

Comment ce partenariat peut-il encore évoluer ?

L’institut toulousain d’ostéopathie est la seule école de notre réseau à être en lien avec un CROS. L’objectif est de passer des partenariats avec des comités d’autres régions, afin d’optimiser le rapprochement entre le Mouvement olympique et l’ostéopathie. Nous souhaitons aussi aller vers une collaboration professionnelle avec les Régions, et peut-être organiser des stages réguliers sur les différents sites de préparations olympiques, comme Font Romeu pour l’Occitanie. Notre but est d’être présent dans la préparation des athlètes pour les JO de 2024. Le CROS nous permet d’ouvrir une porte pour ce projet qui doit être mis en place bien en amont.

Propos recueillis par Leslie Mucret
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