Benoît Payan réélu maire de Marseille, il va désormais pouvoir se pencher sur l’une des promesses fortes de sa campagne : la construction du plus grand boulodrome couvert du monde dans la ville berceau de la pétanque.
Chose promise, chose due ? « On va créer le plus grand boulodrome couvert du monde. Il y a des joueurs partout, des licenciés partout, des jeux partout, et pourtant il n’y a pas d’endroit couvert. Nous allons donc créer ce fameux grand boulodrome. Il faut que les clubs arrivent à s’en emparer, il faut créer des tournois spécifiques, comme un tournoi d’hiver », avait expliqué Benoît Payan, maire de Marseille, durant la campagne des élections municipales.
Victoire écrasante et champ libre
Un projet qui était principalement conditionné à un élément : la réélection de Benoît Payan comme premier magistrat de la deuxième ville de France. Depuis dimanche soir, c’est chose faite. Avec 54,34% des suffrages au second tour, Benoît Payan a devancé de plus de 14 points son plus proche poursuivant. Le message des urnes est encore chaud, mais l’ambition, elle, est déjà gravée dans le marbre des projets structurants de la cité phocéenne.
Jusqu’à présent, pour trouver le plus grand complexe de pétanque couvert, il fallait regarder vers le Nord de la France, du côté de Douai. Le projet, qui devrait sortir de terre dans le secteur de Saint-Marcel (11e arrondissement), vise à surpasser les 8 000 m² de l’actuel leader nordiste. L’objectif est clair : proposer plus de 70 pistes intérieures, des tribunes modulables de plus de 1 500 places et un centre de formation de haut niveau.
Plus qu’un boulodrome, un « lieu de vie »
Pour l’équipe municipale, ce complexe ne doit pas être une coquille vide uniquement dédiée à la compétition. Le concept repose sur une structure multiservices et intergénérationnelle. La future enceinte est destinée à bénéficier d’une capacité d’accueil pour les championnats du monde et les tournois hivernaux, attirant un tourisme sportif hors saison.
Des espaces dédiés aux écoles et aux centres sociaux des quartiers environnants pour favoriser la mixité sont prévus. Sans oublier un potentiel espace muséal retraçant l’histoire de la pétanque et du jeu provençal, de La Ciotat aux boulodromes de quartier.
Un levier politique et économique
Cette annonce, perçue par certains comme une « carte maîtresse » électorale, s’inscrit désormais dans la réalité budgétaire du second mandat. Le financement, qui s’appuiera en partie sur le plan « Marseille en Grand », est estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros. En installant ce navire amiral dans l’Est marseillais, Benoît Payan poursuit sa stratégie de « recoudre la ville », en apportant des équipements de prestige dans des secteurs périphériques.
Si la ferveur est au rendez-vous, les défis techniques restent de taille. La construction d’une telle structure nécessite des études de sol approfondies et une gestion fine de l’impact environnemental. « Nous ne voulons pas d’un bloc de béton, mais d’un bâtiment basse consommation, exemplaire sur le plan écologique », précise-t-on dans l’entourage du maire.



























