Le Toulousain de 24 ans a confirmé sa présence à Saint-Denis pour les Championnats d’Europe, malgré une blessure à l’adducteur droit toujours pas totalement guérie. Résultat : un programme bien plus resserré que d’habitude, et beaucoup d’incertitude autour de son épreuve reine, le 400 m 4 nages.
Un programme allégé par la blessure
Touché lors des Championnats de France fin juin, Léon Marchand a préféré renoncer au 200 m brasse, l’épreuve qui sollicite le plus l’adducteur. Il nagera bien le 200 m papillon et le 400 m nage libre, mais hésite encore pour le 400 m 4 nages, sa course fétiche, celle qui ouvre traditionnellement la compétition. En point presse à Vichy, il n’a pas caché la difficulté de ces dernières semaines : « Par rapport à ma blessure, j’ai quand même un peu galéré, sans vous mentir. J’ai un peu peur de me reblesser à l’adducteur. » De son côté, le directeur technique national Denis Auguin confirme un encadrement mesuré : « On ne prend pas de risque. Le principal objectif reste les Championnats d’Europe à la maison. »
Des ambitions inévitablement revues à la baisse ?
Difficile, dans ces conditions, d’imaginer un Léon Marchand aussi dominant qu’aux Jeux ou aux Mondiaux. Sans le 200 m brasse, l’une de ses armes les plus fortes, et avec un 400 m 4 nages encore incertain, la razzia de médailles semble compromise d’avance. Sur le papillon et le crawl en revanche, il garde de vraies ambitions puisque ces épreuves n’inquiétent pas sa blessure. Reste un défi de taille : nager diminué, chez lui, dans le bassin où il a réalisé ses exploits de 2024. Le champion a lui-même admis avoir sérieusement pensé à jeter l’éponge : « Il y a plein de moments où j’ai hésité. »
Il faut donc s’attendre à un Léon Marchand plus prudent que triomphant, solide sur ses épreuves sans brasse, mais dont la participation même au 400 m 4 nages, et son résultat, resteront suspendus à son état physique jusqu’au dernier moment.aux C























