La Fédération Française de Judo a dévoilé la liste des athlètes féminines retenues pour les prochains championnats d’Europe, qui se dérouleront du 16 au 19 avril 2026 à Tbilissi (Géorgie).
Le judo français féminin ne cesse de briller sur la scène internationale, et l’annonce de la liste pour l’échéance européenne de Tbilissi vient confirmer la densité exceptionnelle du réservoir tricolore. Pour cette édition 2026, la Direction Technique Nationale (DTN) a opté pour un mélange d’expérience olympique et de renouvellement, avec plusieurs catégories où la concurrence interne reste le moteur principal de la performance.
Les fers de lance : Dicko et Buchard en patronnes
Sans surprise, les têtes d’affiche répondent présentes. En +78kg, Romane Dicko mènera la délégation. La championne française, véritable métronome des podiums internationaux, partira favorite pour un nouveau titre européen. Elle sera accompagnée dans cette catégorie par Léa Fontaine, une double sélection qui témoigne de la suprématie française chez les poids lourds, où même les réservistes comme Célia Cancan affichent un niveau mondial.
En -52kg, Amandine Buchard sera une nouvelle fois la femme à battre. Toujours aussi explosive et déterminée, « Bubuche » reste le pilier technique de cette équipe. Derrière elle, la relève s’organise avec Blandine Pont, désignée réserviste, prête à intervenir au moindre impondérable.
Des duels internes qui font rage
L’une des catégories les plus scrutées sera celle des -57kg. La Fédération a choisi d’aligner Sarah-Léonie Cysique et Martha Fawaz. Si la première n’a plus rien à prouver quant à son tempérament de guerrière, l’ascension de Martha Fawaz (récente médaillée au Grand Slam de Tbilissi) montre que la hiérarchie est vivante. Ce binôme promet une émulation forte sur le tatami géorgien.
En -63kg, c’est Manon Deketer qui portera les espoirs de médaille. Après des sorties convaincantes en début de saison, elle semble avoir trouvé la régularité nécessaire pour viser le sommet du podium européen.
La jeunesse et les confirmations
La sélection met également en lumière Kaïla Issoufi en -78kg. En l’absence — ou dans l’ombre cette fois-ci — de la légende Audrey Tcheuméo (placée en réserve), Issoufi aura l’opportunité de confirmer son changement de statut. Sa progression constante ces derniers mois en fait l’une des attractions de ce championnat.
Enfin, en -70kg, le choix s’est porté sur la solidité, bien que la catégorie reste l’une des plus ouvertes. Les réservistes annoncées, telles que Faïza Mokdar ou Clémence Eme, rappellent que personne n’est à l’abri d’un basculement de hiérarchie d’ici les prochaines échéances mondiales.
Un test majeur avant l’été
Ces Championnats d’Europe à Tbilissi ne sont pas qu’une quête de médailles isolée. Ils s’inscrivent dans une stratégie à long terme. La Géorgie, terre de judo s’il en est, offrira une adversité féroce, notamment face aux délégations de l’Est et aux nations montantes. Pour les Françaises, l’objectif est double : ramener le titre par équipe et affirmer individuellement son leadership pour sécuriser les futures sélections majeures.
Avec neuf athlètes titulaires et une liste de réservistes de luxe, la France envoie un message fort au reste de l’Europe : la « vague bleue » est prête à déferler sur Tbilissi.



























