Les danses latines vont s’exprimer à Mulhouse

Le complexe sportif de la Doller de Mulhouse va recevoir le championnat de France de danses latines le samedi 24 octobre. Marc Fabrici, organisateur avec son école de danse, et Jean-Yves Elleouet, coordinateur danses latines & standards à la Fédération française de Danse, parlent de cette compétition.

 
Dans quelles conditions va se dérouler le championnat de France de danses latines samedi prochain ?

Marc Fabrici : L’événement devait avoir lieu en avril, mais à cause du confinement, il a été reporté au 24 octobre au complexe sportif de la Doller de Mulhouse. Nous avions déjà ouvert à la billetterie au printemps, mais aujourd’hui, on constate que les gens sont réticents à venir à cause du phénomène d’anxiété. Avec une équipe d’une cinquantaine de bénévoles, l’école de danse va appliquer toutes les solutions pour mettre les spectateurs à l’aise, comme fournir du gel hydroalcoolique et des masques ainsi que condamner une place sur deux dans les gradins. Nous avons réduit la capacité de la salle à seulement 1 000 personnes en tout, c’est-à-dire les spectateurs, les organisateurs et les danseurs.
 
Jean-Yves Elleouet : Des représentants de la Fédération française de Danse ont rencontré les organisateurs et la municipalité de Mulhouse pour étudier la disposition de la salle. Ensemble, nous avons conçu les chemins pour éviter que le public et les danseurs ne se croisent. La Fédération sera également présente le jour du championnat pour appuyer l’organisateur et s’assurer que tout se passe bien, que les mesures sanitaires soient respectées en relation avec le référent Covid.
 
Est-ce que cette organisation bouscule le programme de la compétition ?

M. F. : Les couples vont évoluer dans les cinq danses latines, le Cha-Cha-Cha, le Jive, le Paso Doble, la Samba et la Rumba, dans toutes les catégories d’âge de 11 h à 23 h. D’habitude, les tours de qualification ont lieu la journée et les finales le soir, mais dans les conditions actuelles, les danseurs vont disputer les éliminatoires dans leur catégorie, puis la finale dans la foulée avec des rotations pour leur laisser un peu de temps de récupération. Avec ce programme, nous allons voir des finales dès midi. Ce planning original a été établi pour limiter le nombre de danseurs dans les vestiaires. Les pauses seront plus longues pour permettre à l’équipe de les nettoyer.

 

 

Combien de danseurs sont attendus à Mulhouse ?

J-Y. E. : Près 120 couples vont participer au championnat de France de danses latines. Les championnats régionaux, qualificatifs pour cette compétition, ont eu lieu au début de l’année, donc nous n’avons rencontré aucun problème pour réaliser les sélections. Par ailleurs, la Fédération a sollicité neuf juges plus un président du jury pour cette journée.
 
La Fédération française de danse tenait-elle à faire disputer ce Championnat de France de danses latines malgré la situation sanitaire ?

J-Y. E. : Avec la situation sanitaire actuelle, les couples ont eu des difficultés pour s’entraîner et le maintien de leur motivation passait notamment par l’organisation de compétitions. La fédération, en accord avec les organisateurs, a donc reporté au mois d’octobre les championnats de France prévus au premier semestre. Je remercie les organisateurs d’avoir accepté de jouer le jeu malgré les fortes contraintes imposées par les autorités pour endiguer la pandémie. Nous espérons aussi que l’organisation de ces championnats de France incitera les structures à mettre en place d’autres compétitions, notamment de proximité, pour maintenir une activité compétitive. De plus, pour les meilleurs couples français, ces épreuves nationales leur offrent une bonne préparation pour les championnats internationaux qui pourraient reprendre à partir de l’année prochaine.

 

 

L’école de danse Marc Fabrici a-t-elle de l’expérience dans l’organisation de championnats de France ?

M. F : L’école de danse avait déjà accueilli des manches de sélections et deux coupes de France qui avaient rencontré le succès. Nous arrivons à sublimer la danse dans le complexe Doller grâce à un jeu de son et lumière. Nous pensions mettre les petits plats dans les grands pour ce championnat de France de danses latines, mais nous avons été obligés de revoir le projet à la baisse. L’essentiel est que les couples puissent danser, dont un couple de juniors de notre école de danse. On va au bout de cette organisation pour les danseurs.
 
Êtes-vous accompagné par les institutions de votre territoire dans l’organisation de cette compétition ?

M. F. : Nous avons demandé l’aide du Département du Haut-Rhin et de la Région Grand Est. Nous travaillons également en lien étroit avec le service des sports de la Ville, qui nous permet d’utiliser le complexe Doller gratuitement, et avec la Préfecture. Notre école de danse est bien implantée à Mulhouse depuis 15 ans. Notre but est d’inciter les gens à sortir. Nous avons une activité de compétition, mais proposons aussi de l’enseignement tous niveaux pour les danses latines, mais aussi pour les autres danses.

Propos recueillis par Leslie Mucret
Crédit photo : north sebastien
PAS ENCORE DE COMMENTAIRE...

PUBLIER UN COMMENTAIRE