À l’occasion de son arrivée comme ambassadeur de Yomoni (fintech française), Florent Manaudou brise un tabou dans le sport : l’argent après la carrière. L’ancien champion olympique explique pourquoi il a choisi de déléguer la gestion de son épargne pour gagner en sérénité et consacrer son temps à ses projets et à ses proches.
Vous expliquez vouloir consacrer davantage de temps à vos projets et à vos proches. Après une carrière rythmée au millimètre, le véritable luxe est-il aujourd’hui de reprendre le contrôle de son temps ?
Pendant des années, mon emploi du temps était entièrement structuré autour de la performance. Aujourd’hui, le véritable luxe consiste à décider où j’investis mon énergie. Déléguer la gestion de mon épargne me permet de rester informé, tout en libérant du temps pour mes projets personnels et ma vie familiale.
Dans le sport de haut niveau, la maîtrise est centrale. Pourquoi avoir choisi, à l’inverse, de déléguer la gestion de votre épargne ?
La maîtrise passe aussi par la capacité à identifier ce que l’on doit confier à d’autres. Je n’ai pas bénéficié d’un accompagnement suffisant sur ces sujets et je ne souhaitais pas y consacrer une part excessive de mon temps. Avec Yomoni, j’ai une méthode, des frais clairs et des pros qui gèrent en coulisses. Moi, je fixe mes objectifs et je garde de la visibilité sur les résultats.
À quel moment avez-vous compris que préparer l’après-carrière ne consistait pas uniquement à accumuler des revenus, mais aussi à alléger une forme de charge mentale ?
Ce déclic est venu avec le changement de rythme. Je me suis rendu compte que certaines décisions étaient constamment repoussées, ce qui finissait par peser. En m’entourant, j’ai compris que l’enjeu était autant la sérénité que la performance : mettre en place une organisation simple, avec des règles claires, permet d’avancer plus sereinement et de préparer l’avenir de manière responsable.
On imagine souvent que les sportifs de haut niveau savent gérer leur patrimoine parce qu’ils ont gagné beaucoup d’argent. Est-ce une idée reçue ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées personnellement ?
Ça dépend vraiment des disciplines. Un footballeur ou un rugbyman, avec un salaire mensuel et un staff très structuré, n’a pas les mêmes réalités qu’un athlète olympique, où les revenus sont plus irréguliers. Gagner beaucoup ne veut pas dire savoir investir : on nous forme à la performance, pas à l’épargne. Mon frein principal c’était le manque de temps et de repères ; d’où mon choix d’un cadre pro, transparent, qui explique sans jargon.
La sérénité financière peut-elle être considérée comme une nouvelle forme de performance ?
Je parlerais plutôt d’équilibre. Savoir que son épargne est suivie, structurée, et alignée avec ses objectifs permet de réduire la charge mentale. Cela offre la possibilité de se projeter sur le long terme sans dispersion, et de se concentrer pleinement sur ses projets.
Avec le recul, quel conseil donneriez-vous au jeune Florent Manaudou de 20 ans concernant l’argent : gagner plus, investir plus tôt, ou surtout apprendre à ne pas tout gérer seul ?
Je lui dirais d’abord de bien s’entourer pour assurer la suite : un cercle fiable et des partenaires de qualité. Je ne changerais pas grand-chose à ce que j’ai fait côté sponsors : mieux vaut des collaborations cohérentes que d’être un panneau publicitaire !



















