Déplacée de Riyad à Paris en raison des tensions au Moyen-Orient, la Coupe du monde d’e-sport s’est achevée dimanche après sept semaines de compétition. Avec un Français sacré et des records d’affluence, l’expérience parisienne a dépassé les attentes.
Paris a pris le relais de Riyad
Ce devait être une nouvelle édition en Arabie saoudite. La situation géopolitique a finalement contraint les organisateurs à revoir leurs plans et à transférer la compétition à Paris. Du 6 juillet au 23 août, plus de 2 000 joueurs représentant 200 clubs et plus de 100 pays se sont affrontés dans 25 tournois sur 24 jeux, avec un prize pool record de 75 millions de dollars.
Le pari était loin d’être anodin pour un événement qui n’avait encore jamais quitté Riyad. Pourtant, la capitale française a rapidement trouvé son public. 175 000 billets ont été vendus pour les différentes compétitions, soit une hausse de 94 % par rapport à 2025. En ajoutant les sites de compétition, le Fan Fest et les animations organisées dans Paris, l’événement a enregistré plus de deux millions de visites.
Un Français à l’honneur
La belle histoire est venue de Gwendal « Gwen » Duparc. Le joueur français d’AG.AL devait terminer au moins troisième du tournoi de Trackmania pour permettre à son équipe de reprendre la tête du classement des clubs à Team Falcons, double tenante du titre.
Il a fait mieux que prévu. En effet, Gwen a remporté la finale et offert à AG.AL son premier titre de champion des clubs de l’Esports World Cup. Son succès lui a également rapporté 130 000 dollars, tandis que son équipe a décroché les sept millions de dollars promis au vainqueur du classement général.
Une première à la hauteur
L’édition parisienne ne s’est pas limitée à son caractère exceptionnel. L’EWC revendique 850 millions de spectateurs et 440 millions d’heures visionnées, deux chiffres en hausse respectivement de 13 % et 26 % sur un an. Le pic d’audience a même atteint 4,3 millions de spectateurs lors du tournoi de League of Legends.
L’expérience ne sera toutefois pas reconduite immédiatement. La Coupe du monde d’e-sport doit retrouver Riyad en 2027, mais Paris aura permis aux organisateurs de démontrer qu’un événement de cette ampleur pouvait aussi s’installer hors d’Arabie saoudite.























