Les 6 et 7 juin, les Championnats du monde de World Chase Tag se déroulent aux Arènes d’Évry-Courcouronnes. Pour cette 7e édition, les meilleures équipes internationales de cette discipline inspirée du “jeu du chat” s’affrontent dans une arène de 12 mètres sur 12, remplie d’obstacles. Entre parkour, vitesse et stratégie, l’événement transforme un jeu d’enfance en sport de haut niveau spectaculaire.
Parmi les athlètes engagés, Mailys Blasco (29 ans), ancienne psychomotricienne et championne du monde en titre, revient sur son parcours, son quotidien et ses ambitions.
Comment avez-vous découvert ce sport ?
À la base, je fréquentais déjà des salles de parcours depuis plusieurs années, de manière ponctuelle. Lors d’un passage à Toulouse, j’ai voulu m’entraîner en intérieur dans ce type de structure. C’est là que j’ai découvert une installation de Chase Tag. J’ai essayé, et je n’ai jamais arrêté depuis ce jour !
Pour les personnes qui ne connaissent pas, pouvez-vous expliquer les règles du Chase Tag ?
C’est un sport collectif qui se joue par équipes de quatre à six joueurs. Le principe repose sur un duel entre un “chat” et une “souris”. Le chat dispose de 20 secondes pour toucher la souris à travers un parcours d’obstacles.
S’il y parvient dans le temps imparti, il devient à son tour la souris. S’il échoue, la souris marque un point et le chat sort du jeu, remplacé par un autre joueur de son équipe. L’objectif est donc de réussir à toucher ou à s’échapper dans un laps de temps très court, ce qui rend le rythme très intense.
Qu’est-ce qui rend cette discipline si particulière ?
Le format en 20 secondes change tout. Cela rend le jeu extrêmement rapide et très exigeant physiquement. Le parcours est composé d’obstacles variés, certains très bas, d’autres très hauts, et répartis sur l’ensemble de l’arène. C’est une sorte de version extrême du jeu du chat que l’on connaît tous depuis l’enfance, mais avec une intensité cardio très élevée.
On parle donc d’un sport très physique…
Oui, complètement. C’est un sport très cardio. L’enchaînement des efforts est constant, sans véritable temps de récupération. Il faut être explosif, rapide et capable de s’adapter en permanence aux obstacles et à l’adversaire.
Vous participez ce week-end à vos deuxièmes championnats du monde. Quels sont vos objectifs ?
L’objectif principal est évidemment de gagner à nouveau. J’aimerais aussi améliorer mes statistiques par rapport à la précédente édition, notamment le nombre d’échappées. Il y a deux ans, j’avais déjà remporté le titre, et j’aimerais reproduire cette performance, voire faire mieux.
Vous aviez déjà gagné lors de votre première participation. Étiez-vous consciente de pouvoir aller jusqu’au titre ?
Nous avions l’ambition de gagner, oui. L’idée était de donner le maximum à chaque match. Nous avons réussi à passer les phases de poules, puis la demi-finale, et à ce moment-là, nous avons compris qu’il fallait tout donner.
Mais rien n’était acquis. Même avec un très bon niveau, ce sport laisse une grande place à l’imprévu. Un adversaire peut à tout moment réaliser une action décisive. On n’est jamais à l’abri d’une surprise.
Comment se prépare-t-on à une échéance mondiale ?
La préparation repose beaucoup sur la cohésion d’équipe. On fonctionne comme un bloc : les réussites comme les erreurs sont collectives. L’objectif est partagé, et on avance ensemble dans la même dynamique.
Depuis combien de temps êtes-vous réunies en équipe pour cette préparation ?
Nous sommes ensemble depuis le début de la semaine. Nous avons également effectué un stage de préparation il y a deux semaines, à Saint-Vincent-de-Tyrosse dans une salle dédiée au Chase Tag, Urban Corp 40, dans les Landes. Nous y avons passé une semaine complète en entraînement collectif.
Ressentez-vous une pression particulière à l’approche de la compétition ?
Oui, bien sûr. Il y a la pression de ne pas décevoir, notamment vis-à-vis de l’équipe que je viens d’intégrer. Et il y a aussi l’envie de faire mieux que lors de la précédente édition. Cette pression est collective : chacun la ressent à sa manière. Mais elle fait partie de l’événement et de l’enjeu.
Même après une victoire, l’objectif reste de progresser ?
Oui, toujours. L’idée n’est pas simplement de reproduire une performance, mais de continuer à s’améliorer. Même après un titre mondial, on cherche à faire mieux, individuellement et collectivement. C’est ce qui maintient la motivation.






























