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ENGIE, l’énergie majeure du sport en France

ENGIE Cofely / Anthony Ornecq
L’industriel énergétique français, acteur majeur dans son domaine dans et hors de nos frontières, est devenu au fil des années un partenaire incontournable du sport en France. Mise à niveau des équipements, insertion des jeunes et accompagnement de sportifs, le groupe est sur tous les fronts.

 
L’association ne vient pas à l’esprit de prime abord, mais elle est pourtant des plus solides. ENGIE, anciennement GDF Suez, est depuis plus de 25 ans un acteur majeur du sport en France. À travers ses partenariats, le groupe accompagne et favorise la pratique sportive du plus grand nombre à tous les niveaux, avec une politique active de sponsoring. Ces partenariats sont déclinés avec un volet solidarité afin de faire vivre ses engagements : développement durable, ancrage territorial et proximité.

Entretenir les équipements

L’entreprise française s’occupe « depuis des décennies de la gestion thermique des bâtiments communaux, comme les gymnases, les arenas, les piscines. Cela ne concerne que les équipements fermés, on s’occupe peu des équipements extérieurs, comme les stades ou les pelouses », détaille Pierre Guyard, le directeur des relations institutionnelles d’ENGIE Cofely, filiale de la marque. Les équipes de l’entreprise, devenue officiellement ENGIE le 24 avril 2015, travaillent ainsi, en association avec les collectivités, à rendre de nombreux espaces sportifs fermés et disséminés dans toutes les villes de France sains en termes de qualité d’air, ou efficaces dans leur température, que ce soit celle de l’eau des piscines ou de leurs salles de douches, ou celle de l’air dans les gymnases et les arenas par exemple. Et travaillent dans une perspective d’insérer des énergies renouvelables. « Les piscines sont un sujet majeur dans les collectivités, parce qu’elles consomment et coûtent énormément, poursuit Pierre Guyard. Toujours pour la bonne cause ici, car ce sont des équipements multigénérationnels et de proximité adaptés pour tous. Toutefois, il faut les gérer en termes de qualité d’eau, d’air, d’impact environnemental, mais aussi d’insertion des énergies renouvelables. Pour ces équipements aquatiques, on travaille beaucoup sur les chaufferies biomasse (un système de réseau de chaleur alimenté par des matières végétales, permettant d’approvisionner des communes en énergie, NDLR), sur la géothermie, sur l’insertion du solaire, qu’il soit thermique ou photovoltaïque… »

« Il y a un parc vieillissant »

Pour répondre à la lutte contre le changement climatique, mais aussi faire face à la raréfaction des ressources naturelles et à l’augmentation du coût global des énergies, ENGIE mise sur la diversification des ressources énergétiques. Aujourd’hui, beaucoup de communes réfléchissent à des constructions neuves, et contactent l’entreprise pour bénéficier de son expertise. Cette dernière peut également préconiser de possibles innovations énergétiques dans le parc d’équipements qu’elle possède. Toutes ces différentes ressources locales renouvelables, que le groupe tente de démocratiser le plus possible dans des équipements sportifs, ENGIE les exploite tout en plaçant l’usager au cœur de sa démarche. « Il faut que chaque équipement soit beau, attirant, et qu’il puisse s’insérer dans sa ville, assure le directeur des relations institutionnelles. Mais il doit aussi être efficace pour les nageurs ou les sportifs qui l’utilisent ». Cette gestion consciente des équipements sportifs représente une part importante des perspectives de développement du groupe. « Nous voulons accompagner l’amélioration de ces bâtiments désormais, car il y a un parc vieillissant. Il y a à peu près 4 000 piscines publiques en France – nous sommes présents sur 450 d’entre elles -, ainsi que sur plusieurs centaines de gymnases et d’arenas, dont plus des deux tiers ont été faits entre les années soixante et quatre-vingt. Cela nécessite de vraies rénovations et des évolutions, notamment pour accompagner la transition des bassins vers le domaine de la santé, et dans l’accompagnement de la population vieillissante. L’idée, c’est de s’engager sur la durée, sur un résultat de consommation futur ».

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Au-delà de sa gestion purement matérielle, l’activité d’ENGIE passe également par l’accompagnement des jeunes dans la pratique du sport. Sa fondation, à vocation culturelle, a pris le relais des Fondations Gaz de France et Suez créées en 1992, pour permettre l’insertion des jeunes par le sport grâce à une politique de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Avec son programme « Impulsion 75 », créé en 2008, ENGIE permet à des jeunes en situation de décrochage d’intégrer un dispositif de coaching professionnel combinant sport et activités artistiques, visant à faciliter leur insertion sociale et professionnelle. En 2017, 355 jeunes d’Île-de-France, âgés de 13 à 25 ans et ayant décroché de toutes les structures éducatives et d’insertion professionnelle, ont ainsi bénéficié du dispositif de remobilisation (enseignements sportifs comme la boxe éducative ou l’éducation physique, théâtre d’improvisation…). Sa présence est également très prononcée dans le microcosme sportif des collectivités locales. « Nous avons de nombreux partenariats avec des clubs locaux, qui transmettent nos valeurs d’exemplarité, de respect des règles, d’apprentissage, détaille Pierre Guyard. On leur fournit des maillots ou on sponsorise des tournois par exemple ». Dans le tennis notamment, la marque a apposé son nom sur de multiples tournois : on retrouve l’Open ENGIE d’Andrézieux-Bouthéon, de Limoges, de Seine-et-Marne, de Nantes-Atlantique, de Biarritz-Pays basque… « Ces partenariats, noués avec des tournois décentralisés, donnent une image positive d’ENGIE dans les territoires. Elle permet de les faire vivre, mais aussi de favoriser l’émergence de jeunes joueurs et joueuses ».

Accompagner les athlètes français

L’industriel français, partenaire des Fédérations françaises de judo, de hand ou de voile, soutient également le sport de haut niveau. De très haut niveau même, puisqu’ENGIE se plaçait comme le seizième partenaire du Comité d’organisation des Jeux olympiques (COJO) pour Paris 2024. « Après avoir favorisé la candidature de Paris, nous souhaitons désormais être présents dans l’accompagnement des athlètes français, afin d’exposer notre savoir-faire hors de nos frontières, révèle le directeur des relations institutionnelles. L’accompagnement de sportifs (ils étaient six à être soutenus par ENGIE lors des JO 2016, NDLR) se traduit par un partenariat de sponsoring, mais aussi par une aide à mobiliser des moyens pour acheter des équipements ou à se déplacer, par exemple ». ENGIE place donc de nombreuses billes, « grâce à un budget, en stagnation, représentant plusieurs centaines de milliers d’euros », à travers toutes les composantes du sport en France. Pour permettre, que ce soit aux sportifs du dimanche ou aux jeunes talents tricolores, de mettre toutes leurs énergies dans la pratique.

Par Romain Daveau

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