Du 17 au 26 septembre 2026, l’Asics Arena de Sofia (Bulgarie) devient le théâtre des Championnats d’Europe Élites de boxe. Pour la Fédération Française de Boxe (FFBoxe), cette compétition continentale dépasse le simple cadre de la quête de podiums : elle constitue le premier grand examen de passage dans la préparation stratégique des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028.
Une sélection taillée pour l’ambition olympique
Le contingent tricolore réunit treize athlètes — sept hommes et six femmes — présentant un profil particulièrement affûté. La stratégie de la direction technique nationale est explicite : 12 des 13 boxeurs retenus s’alignent directement dans une catégorie inscrite au programme olympique de LA 2028. Cette décision s’inscrit dans le cadre du nouveau format olympique qui garantit, pour la première fois dans l’histoire des Jeux, une parité stricte avec sept catégories masculines et sept féminines.
Comme le souligne Mehdi Nichane, Directeur Technique National de la FFBoxe, « ces Championnats d’Europe constituent une étape importante dans la construction de notre projet vers Los Angeles 2028. Nous avons fait le choix d’engager douze de nos treize athlètes dans une catégorie olympique : c’est une orientation assumée pour les confronter dès maintenant aux exigences auxquelles ils devront répondre demain. »
Les forces masculines : expérience, jeunesse et dynamique victorieuse
Chez les hommes, l’Équipe de France s’appuie sur une ossature solide mêlant cadres incontournables et jeunes leaders montants. Billal Bennama (-55 kg) est le chef de file naturel du collectif tricolore, le vice-champion olympique de Paris 2024 et champion d’Europe 2022 débarque à Sofia avec le statut de grand favori.
Yojerlin César (-80 kg), vice-champion du monde 2025 et médaillé de bronze européen à Belgrade en 2024, s’impose désormais comme une valeur sûre chez les mi-lourds. Hugo Grau (-65 kg) et Junior Tadah (-85 kg) abordent le tournoi en pleine confiance après avoir remporté la médaille d’or à la World Boxing Cup de Guiyang en juin dernier.
Quant à Makan Traoré (-70 kg), Lounès Hamraoui (-60 kg) et Soheb Bouafia (-90 kg), ils cumulent de précieuses références internationales, à l’image du bronze glané par Bouafia aux Jeux Méditerranéens de Tarente.
Le collectif féminin : une densité impressionnante sur toutes les catégories
Du côté des féminines, le groupe France affiche une homogénéité remarquable et une dynamique de résultats particulièrement séduisante. Davina Michel (-75 kg) & Maëlys Richol (-70 kg), toutes deux médaillées d’argent à la World Boxing Cup de Guiyang, font preuve d’une régularité constante au sommet. Richol a également confirmé son statut en décrochant l’argent à Tarente.
Amina Zidani (-57 kg) et Wassila Lkhadiri (-54 kg), médaillées de bronze en Chine et respectivement en argent et en bronze aux Jeux Méditerranéens, incarnent l’assurance et la maîtrise tactique. Romane Moulai (-51 kg) et Sthélyne Grosy (-60 kg), également récompensées sur les récents tournois internationaux (bronze à Guiyang pour Moulai, bronze à Tarente pour Grosy), disposent des armes pour bousculer les meilleures européennes.
Quelles sont les réelles chances de médailles à Sofia ?
Lors de l’édition 2024 à Belgrade, le bilan français s’élevait à trois podiums (l’argent pour Bennama, le bronze pour César et Kistohurry). Deux ans plus tard, l’objectif affiché par le staff encadrant — sous la direction des entraîneurs Elias Friha, Kamel Hasni, Bakary Diabira et Abadila Hallab — est d’élever le niveau d’exigence et de dépasser cette marque. Considérant que 8 des 13 sélectionnés reviennent d’un podium mondial en Chine et que 6 ont décroché une médaille aux Jeux Méditerranéens, l’Équipe de France peut légitimement viser un total de 4 à 6 médailles, avec au moins deux titres à sa portée.

























