Il y a une semaine, Arthur Fils quittait le court de Washington en boitant. Ce mercredi, il était de retour à Montréal, prêt à repartir de l’avant.
Une frayeur vite balayée
Après un forfait à Roland-Garros et une sortie précoce à Wimbledon, la petite gêne ressentie à la hanche contre Rafael Jodar avait de quoi inquiéter. Mais Fils s’est montré rassurant dès son arrivée au Canada, en marge du Masters 1000 de Montréal. « J’ai ressenti une petite gêne à la hanche à Washington lors de mon deuxième set, et c’est sûr que là, je me suis posé quelques questions. Mais j’ai bien récupéré, je me suis entraîné hier et aujourd’hui, et ça a l’air d’être tout bon. Je pense que je serai à 100%. »
C’est malheureusement une habitude pour l’Essonnien, déjà stoppé l’an dernier par une fracture de fatigue au dos. Mais à 22 ans, Fils tire déjà les leçons et sait comment les appliquer : « Il va falloir faire énormément de choses pour rester en bonne santé. Je dois faire attention à ce que je mange, au nombre d’heures que je dors, au nombre de tournois que je joue… Mon corps réagit un peu différemment. »
Un tennis qui parle pour lui quand la santé suit
Et ce mercredi, la réponse a été immédiate. Pour son entrée en lice au Québec, Fils s’est défait de l’Américain Zachary Svajda en trois manches. Un match globalement maîtrisé malgré des hauts et des bas, qui aura permis au Français de rassurer sur son état physique. Il faut dire que depuis le début de saison, dès que le corps tient, les résultats suivent : finale à Doha, quarts à Indian Wells, demies à Miami. Le printemps sur terre battue a ensuite confirmé cette dynamique, avec un titre à Barcelone et une demi-finale à Madrid, seulement arrêté par Jannik Sinner. « Je joue largement mieux que l’année dernière. Je pense qu’à un moment donné, je serai largement meilleur que 14e mondial », glisse-t-il, en référence à son meilleur classement obtenu en avril 2025.
Turin, un objectif qu’il refuse de trop regarder
Aujourd’hui 10e à la Race, Fils garde volontairement les yeux ailleurs. « Le Masters de Turin, je n’y pense pas vraiment. J’essaie juste de gagner des matchs, de construire une dynamique. Si je joue bien, Turin arrivera naturellement. »
Reste un vrai chantier à développer : les tournois du Grand Chelem, où il n’a jamais dépassé les huitièmes de finale. Il l’admet lui-même, sans détour ni excuse : « J’ai bien joué en Masters 1000, en 500, en 250. Mais je n’ai jamais réussi à faire un grand trou en Grand Chelem pour l’instant. Mais j’aimerais bien que ça arrive. »
Une fin de saison à jouer sans filet
Petit détail qui change tout pour la suite : Fils n’a aucun point à défendre jusqu’à la fin de l’année. Il n’avait en effet pas joué entre juillet et décembre 2025. Une situation idéale pour le Tricolore qui pourrait bien lui permettre de grimper vite en cas de bons résultats. Entre un corps à ménager, un tennis qui monte en puissance et une grande marge de progression au classement, l’été d’Arthur Fils ressemble à une belle occasion. Celle de confirmer, une bonne fois pour toutes, sa place parmi les meilleurs joueurs du monde.






















