Ce mardi 14 avril, les acteurs majeurs du sport régional et national se sont réunis pour entériner la signature d’une convention quadripartite inédite. Ce document engage l’État, le Conseil régional d’Occitanie et les Centres de Ressources, d’Expertise et de Performance Sportive (CREPS) de Toulouse et de Montpellier-Font-Romeu pour la période 2026-2032.
Une gouvernance unifiée pour une ambition partagée
Cette signature ne constitue pas un simple acte administratif. Elle matérialise une volonté commune de renforcer le modèle de gestion partagée des CREPS, un dispositif qui fait figure d’exception dans le paysage français. En présence de Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie, de Kamel Chibli, vice-président de la Région, ainsi que des directions des établissements et du ministère des Sports, la convention vient consolider un partenariat stratégique.
L’objectif est clair : pérenniser un service public du sport qui soit à la fois innovant et ancré dans les réalités territoriales. Depuis la loi NOTRe de 2015, la double tutelle État-Région définit le cadre de fonctionnement des CREPS. Avec cette nouvelle convention, les signataires souhaitent passer à la vitesse supérieure, en misant sur une gouvernance fondée sur la transparence et la responsabilité partagée.
Vers une « Fédération des CREPS d’Occitanie »
Au cœur de ce projet se trouve l’ambition de créer une véritable « Fédération des CREPS d’Occitanie ». Cette structure ne vise pas à effacer les spécificités locales, mais à favoriser la mutualisation des compétences et des ressources. En préservant l’identité de chaque site — Montpellier, Toulouse et Font-Romeu —, cette fédération entend renforcer l’attractivité de l’offre régionale, tout en optimisant le pilotage global des établissements.
Priorités : du haut niveau à l’inclusion sociale
La convention fixe des axes de travail précis pour les six prochaines années. Si l’accompagnement des 900 athlètes de haut niveau reste une priorité absolue, le spectre d’intervention des CREPS s’élargit.
L’adéquation formation-territoire est l’un des objectifs majeurs, permettant d’adapter l’offre de formation professionnelle aux besoins réels du secteur sportif régional pour les 1 600 stagiaires annuels.
Le but est aussi d’accueillir des stages contribuant à la vitalité associative et au sport pour tous, et d’intégrer pleinement les enjeux de santé, de lutte contre les violences et les discriminations, tout en portant une attention particulière à la responsabilité sociale et environnementale.
Des infrastructures à la pointe de l’innovation
Le volet immobilier occupe une place centrale dans cette stratégie de performance. Avec un investissement régional massif de 78 millions d’euros depuis 2016, les sites occitans affichent leur ambition de rester des références européennes.
L’année 2026 sera notamment marquée par l’inauguration de la nouvelle patinoire du Centre National d’Entraînement en Altitude (CNEA) de Font-Romeu. Ce projet illustre parfaitement l’esprit de cette convention, avec une installation conçue pour répondre simultanément aux exigences du haut niveau et aux besoins des pratiques amateurs.
La dynamique ne s’arrêtera pas là. Dès 2027, les travaux du futur Centre de Préparation à la Haute-Performance (CPHP) de Font-Romeu démarreront pour un investissement de 35,5 millions d’euros. Parallèlement, le site de Montpellier verra sortir de terre une nouvelle halle des sports connectée, confirmant la volonté de la région d’équiper ses centres avec des infrastructures de dernière génération.
En actant ces orientations, l’Occitanie se donne les moyens de transformer ses sites d’entraînement en véritables pôles d’excellence, capables d’accompagner la réussite sportive des athlètes tout en répondant aux enjeux sociaux et environnementaux du sport de demain. Ce suivi annuel, prévu dans le cadre de la convention, garantira une amélioration continue, assurant que ces ambitions se traduisent concrètement sur le terrain jusqu’en 2032.





























