À Aragoland, le volley se pratique en extérieur

L’école de volley de l’Arago Sète, Aragoland, organise des séances en extérieur autour du volley, mais aussi de la course d’orientation, pour maintenir l’intérêt de ses 80 enfants.

 
Pas de sport en intérieur, même pour les mineurs. Cette interdiction décrétée depuis mi-janvier pose des problèmes à de nombreux clubs, mais certains arrivent à trouver des solutions pour continuer de proposer des activités. C’est le cas de l’école de volley-ball de l’Arago Sète, appelée Aragoland. « Nous avons la chance d’être à Sète, dans l’Hérault, où nous avons des possibilités de pratiquer des activités physiques en extérieur », relève Françoise Theule, responsable d’Aragoland. Direction donc la Forêt domaniale des Pierres Blanches pour deux séances de courses d’orientation par semaine. Les jeunes volleyeurs font équipe avec un de leurs parents pour trouver le plus de balises possibles. Des défis autour du volley sont aussi à réaliser, mais de manière individuelle, dans le respect des protocoles sanitaires.

 

Des défis pour remplacer les matchs

Puis, l’école de volley-ball de l’Arago a obtenu l’accès d’un terrain gazonné et clôturé – pour la sécurité des enfants – près du stade Juliot-Curie. Chaque semaine, les 80 enfants inscrits à l’Aragoland, répartis en plusieurs petits groupes chapeautés par quatre ou cinq éducateurs, s’y rendent pour retrouver le ballon. Privés de matchs, les jeunes se défient sur des exercices de volley tels que des manchettes et des jongles. « C’est notre moyen d’amener de la compétition », indique Françoise Theule. La proximité du stade Juliot-Curie est utilisée pour travailler les appuis et les départs. Ces différents exercices se poursuivent actuellement lors de stages pendant les vacances scolaires. « Nous tenions à maintenir le lien avec les enfants pour qu’ils ne décrochent pas, car pour nous le sport est la base de leur épanouissement », soutient la responsable de l’école de volley, professeur d’EPS à la retraite. Ces initiatives fonctionnent puisqu’Aragoland affiche peu de défections depuis le début de l’année, quelque unes chez les M9 et les tout petits, « mais dans leur cas, c’est parce qu’il fait encore trop froid pour rester longtemps en extérieur. Ils reviendront », envisage Françoise Theule. Les M11, qui sont également ramasseurs de balles lors des matchs de Ligue A masculine de l’équipe professionnelle de Sète, sont tous restés.

 

 

Retrouver l’imaginaire

Françoise Theule utilise également les réseaux sociaux pour garder un lien avec les jeunes et leurs familles. Tous les jours, elle publie une présentation des volleyeurs qui sont passés à l’Aragoland depuis 17 ans, date de sa création. « On découvre que des jeunes sont entrés au centre de formation ou d’autres se sont installés dans la vie avec une autre activité. Cela maintient la curiosité », explique-t-elle. Sans date de retour des mineurs dans les gymnases, la responsable de l’école de volley envisage de poursuivre les activités en extérieur et a même une idée pour les beaux jours : « Aragoland a été créé avec un concept original, l’apprentissage du volley-ball basée sur l’imaginaire. Au début de l’été, nous pensons organiser des séances sur la plage et à nouveau appliquer cette méthode en permettant aux enfants d’être les héros d’une histoire, face à des pirates ou à la recherche d’œufs de dinosaures, par exemple, tout en gardant des éléments du volley. »

Leslie Mucret
Crédit photo : Françoise Theule
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