Le 27 juillet, le député LFI-NFP Thomas Portes a publié une vidéo pointant le sous-équipement sportif de la Seine-Saint-Denis. Il évoque un ratio trois fois inférieur à la moyenne nationale et appelle à un renforcement du service public du sport.
Des chiffres qui interpellent
Selon le parlementaire, le département compte 16 équipements sportifs pour 10 000 habitants, contre 50 en moyenne nationale. Ce chiffre, régulièrement cité par le Sénat, place la Seine-Saint-Denis en queue de classement national, loin même de la moyenne francilienne, établie à 23 équipements pour 10 000 habitants selon une étude de l’Institut Paris Region. Le Comité départemental olympique et sportif (CDOS 93) partage également ce constat.
Le député évoque aussi un enfant sur deux sans activité sportive en dehors des cours d’EPS, un chiffre qu’il relie directement au vivier de talents que représente historiquement le département, notamment en football. Il alerte : « Sans service public du sport, il n’y aura plus d’équipe de France de football. »
La natation et la vétusté, deux points noirs identifiés
Le Sénat pointe régulièrement le retard du département en bassins de natation, avec seulement 0,45 bassin pour 10 000 habitants, deux fois moins que la moyenne nationale. Cette pénurie pèse sur le taux de réussite au diplôme du « savoir-nager » chez les élèves. Autre problème, l’âge moyen des équipements dépasse aujourd’hui 40 ans, un vieillissement qui implique des rénovations coûteuses pour des communes souvent contraintes budgétairement. Le Département a toutefois lancé en 2022 son Plan piscines 2, un programme d’investissement 2022-2028 pour renforcer l’offre de bassins.
L’héritage olympique, encore incertain
La Seine-Saint-Denis, quatrième département le plus peuplé d’Île-de-France, a pourtant bénéficié d’investissements liés aux Jeux de Paris 2024, avec notamment la construction du village olympique et la reconversion du Centre Aquatique Olympique au bénéfice des habitants. Deux ans après l’événement, la question de son héritage pour les habitants reste posée. À quelques semaines des prochaines discussions budgétaires à l’Assemblée nationale, Thomas Portes compte bien faire peser sa prise de position dans les débats.



























