Un héritage assumé
Dans le grand bassin du Centre aquatique, les nageuses de synchro répètent leurs enchaînements pendant que les plongeurs multiplient les sauts, des images qui ramènent forcément deux ans en arrière. « C’est un air de Paris 2026 », résume Lazreg Benelhadj, président de la Ligue Île-de-France de natation. « C’est l’héritage de Paris 2024, ça c’est très clair et on en est très fiers, et je trouve que c’est un merveilleux exemple de fonctionnement et de réutilisation d’un grand événement accueilli sur le territoire, avec tout le succès que ça a eu. Mais c’est un air de Paris 2026, il va sentir différemment, on va le respirer différemment, mais c’est un air Paris 2026 c’est sûr. »
Autre symbole fort : les épreuves de plongeon et d’eau libre se dérouleront dans la Seine. « C’est complètement l’héritage, on va réutiliser, on va se réapproprier la Seine pour une épreuve sportive internationale avec le high diving sur le pont de Bir-Hakeim, ça va être une photographie absolument incroyable », détaille Lazreg Benelhadj. « L’eau libre entre les quais de la tour Eiffel et l’Île aux Cygnes, ça va être aussi une carte postale absolument incroyable, ce qui se passe là est juste extraordinaire et on sait qu’il y a beaucoup de pays à l’international qui souhaitent suivre ce modèle français. »
Une revanche pour Marc-Antoine Olivier
En eau libre, Marc-Antoine Olivier garde un souvenir amer de Paris 2024. « J’ai toujours le petit goût amer des jeux, 7e place, c’était pas ce que j’étais venu chercher. Donc on a toujours l’objectif d’aller chercher le maximum de médailles d’or », affirme-t-il. « On connaît déjà les installations, là en plus on est en prépa à l’INSEP, toutes les conditions sont au top pour bien performer donc on connaît bien ce système, ce roulement et puis d’être à la maison c’est quand même un grand plus donc il va falloir se servir de ça pour chercher les belles perfs. »
Susciter des vocations à Saint-Denis
À Saint-Denis, où près d’un élève sur deux ne sait pas nager en sixième, le maire Bally Bagayoko espère un effet durable : « Mettre à la fois les jeunes dans l’eau, mais leur donner la possibilité aussi de s’autoriser à rêver. De s’autoriser à découvrir, de s’autoriser parfois aussi à développer des vocations, et après derrière, pourquoi pas produire ici sur le territoire de Saint-Denis des futurs grands champions nationaux qui vont porter les couleurs de la France. »





















