Région Sud : faire un maximum de manifestations automobiles

À quelques jours du Grand Prix de France de F1, mais surtout du Rallye du Haut Var, la Ligue du sport automobile région PACA s’affaire. Rémi Tosello, président, parle de l’importance de ces sports sur le territoire.

 

Comment la Ligue du sport automobile région PACA est-elle impliquée dans l’organisation du Grand Prix de France de F1 qui aura lieu du 21 au 23 juin sur le circuit Paul-Ricard ?

La Fédération internationale de l’automobile (FIA) est à l’organisation du Championnat du monde de Formule 1. La Ligue est donc peu impliquée, par rapport à un événement organisé par la Fédération française des sports automobiles. Cependant, nous fournissons du matériel et mettons à disposition des commissaires via l’Association sportive automobile du circuit Paul-Ricard. Nous avons pu avoir des invitations que nous avons données à certains de nos licenciés.

Quelles sont les manifestations sur lesquelles la Ligue est partie prenante ?

La Ligue gère à différents niveaux environ 120 manifestations par an, dont une quinzaine sur le circuit Paul-Ricard. Par exemple, nous assurons la direction de course du RallyeCircuit, ouvert aux amateurs, en décembre. Nous organisons deux courses comptant pour le Championnat de France des rallyes asphalte : le Rallye d’Antibes Côte d’Azur en mai et le Rallye du Var (photo) en novembre. La Ligue fait partie de l’organisation de la première édition du rallye du Haut Var autour de Draguignan, qui accueillera Sébastien Loeb, du 28 au 30 juin. Nous voulons faire un maximum de manifestations, mais c’est de plus en plus compliqué d’obtenir les autorisations de la Préfecture. Ce n’est pas simple de barrer des routes pour organiser un rallye.

Les sports automobiles attirent-ils toujours le public ?

Le Grand Prix de France obtient d’énormes retombées économiques. Cela sera également le cas du rallye du Haut Var. Il n’y a déjà plus de chambres d’hôtel de libre dans les alentours aux dates de l’événement. Ces manifestations à portée nationale attirent toujours autant et amènent des spectateurs pour des sports qui ne sont pas toujours bien vus, accusés de polluer. Afin de changer cette image, nous ajoutons des catégories pour les voitures électriques dans certaines épreuves.

Comment aidez-vous les clubs dans leur quotidien ?

Chaque club est autonome. Nous les aidons en particulier dans les démarches administratives pour obtenir des autorisations auprès de la fédération et des institutions, des parkings pour les aider à monter leur manifestation, sachant que les dossiers sont de plus en plus compliqués. Nous achetons du matériel que nous redistribuons ensuite aux associations. Nous organisons également beaucoup de séminaires pour la formation de commissaire, pour la sécurité, en particulier pour les nouvelles catégories de voitures électriques.

Plus d’informations > http://www.crsapaca.fr/

Les clubs ont-ils les moyens d’offrir une bonne pratique à leurs licenciés en Région Sud ?

Nous sommes la première ligue de France en termes de licenciés, avec 4 500. En incluant les clubs automobiles et de karting, nous comptons 42 associations affiliées. Les licenciés peuvent pratiquer sur différents circuits comme le Circuit Paul-Ricard ou le Circuit du Var de Luc. Les rallyes s’organisent sur les routes qui existent déjà et dont la fermeture à la circulation est demandée le temps de l’événement.

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Propos recueillis par Leslie Mucret

 

Crédit photo : Belga / Icon Sport
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