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La Foulée blanche, « un événement marquant en Isère »

David Boudin
La Foulée blanche revient pour une 41e édition entre le 23 et le 27 janvier, sur le plateau du Vercors, en Isère. Cette course de ski de fond reste un événement populaire. Michèle Arnaud, présidente de l’association organisatrice, explique pourquoi.

 

Pouvez-vous nous détailler le déroulé de cette 41e Foulée blanche, qui se déroulera à Autrans, du 23 au 27 janvier ?

Lors de la journée du mercredi, l’UNSS de l’académie de Grenoble fait venir plus de 2 000 collégiens et lycéens pour une découverte. Le jeudi, entre 1 600 et 1 700 enfants des classes des écoles primaires du département et des classes anglaises devraient être sur les pistes. Après une journée off le vendredi, il y aura, samedi, la 9e Foulée classique de fond en style classique avec la participation de 700 personnes maximum et enfin, dimanche, la 41e Foulée blanche, des courses en style libre sur quatre distances 5, 10, 20 et 42 km.

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Des nouveautés sont-elles au programme ?

Nous proposons pour la première fois de partager le 42km de la Foulée blanche entre trois relayeurs. Chacun peut skier selon ses capacités : le premier a une partie plate, facile, le second fait la montée et le dernier termine avec la descente. Le samedi, nous organisons par la première fois la Foulée Kids race où 300 jeunes skieront sur une course ludique avec des obstacles comme des tremplins. Enfin, nous reconduisons la Foulée biathlon entreprises, un challenge inter-entreprises par équipes mêlant course en style classique et relais biathlon, qui avait bien marché lors de la 40e édition.

Est-ce votre volonté de diversifier les publics ?

Oui, nous souhaitons ouvrir la Foulée blanche à un large public, en essayant d’être attractif et en offrant la possibilité de venir famille. Ces courses peuvent concerner un skieur de l’élite tout comme la personne qui fait du ski de fond une fois par an, mais qui ont la même passion. Ils partagent leur plaisir. Après 40 éditions, on ose dire que la Foulée blanche est un événement marquant de l’Isère et de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Nous tenons le cap et les institutions nous font confiance. Avec nos partenaires, nous assurons la promotion de ce territoire de montagne.

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Comment valorisez-vous ce territoire ?

Le Département aura son stand au village exposant. La santé y prendra beaucoup de place, notamment avec la présence de l’association « Isère contre le cancer » et du CHU de Grenoble. Parmi les exposants, il y aura des vendeurs d’huiles essentielles et de produits locaux de la ferme du Vercors. Nous essayons de mélanger les produits d’ici, nos partenaires et les spécificités de notre sport. Le plateau du Vercors a une identité, une vraie carte de visite. Il existe un attrait pour la moyenne montagne qui offre une complémentarité entre le ski nordique et le ski alpin. Elle attire du monde pendant les vacances grâce à ses activités différentes.

Qu’est-ce qui a le plus évolué en 41 ans ?

Nous vivons des années difficiles avec le réchauffement climatique. À l’association, nous avons la chance d’avoir une équipe soudée et patiente face à cette épée de Damoclès. Nous pouvons compter sur 300 à 320 bénévoles et deux salariés, grâce à qui cette manifestation tient depuis plus de 40 ans. La Foulée blanche fait partie du patrimoine d’Autrans et on compte sur la neige qui va arriver pour qu’elle le reste.

Propos recueillis par Leslie Mucret

1 Commentaire

  1. KIKI-129

    18 janvier 2019 at 13 h 29 min

    sauf que dans la fin des années 80 c’était presque gratuit une année il y a eu 15000 inscrits maintenant il n’y a plus que les riches qui peuvent faire du ski de fond et une ou deux courses populaires
    plus il y a de sponsors plus c’est cher
    les organisateurs payent très cher rien que pour l’enneigement qui fait trop souvent défaut
    Nous ne revenons plus en Isère Vercors depuis 1996, vu le prix des cartes neige qui ne sont pas valables partout c’est trop cher, ceux qui habitent loin de la neige sont toujours pénalisés en payant cher la journée alors que l’on doit déjà payer déplacement hébergement nourriture, le matériel est très cher et c’est difficile de s’entrainer sans neige chez nous, de plus sans bon fartage on est loin de rivaliser avec la moyenne
    dommage car le Vercors c’est super j’ai appris à skier à l’AFFRAT avec Denys Termier

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