« L’arbitrage est une passion pour moi »

Louison Lepage, 14 ans, est jeune arbitre UNSS pour sa première année. Il couvre ce mercredi 22 mars les championnats académiques de basket à Montaigu (Vendée).

(Interview réalisée le 22 mars 2017 au Lycée Montaigu (85))

 

Peux-tu te présenter rapidement ?
Je suis Louison Lepage, j’ai 14 ans, j’habite à l’Huisserie et je suis en classe de 4ème au collège Pierre Dubois de Laval.

Depuis combien de temps joues-tu au basket ? Est-ce ta première année en tant que jeune officiel UNSS ?
Je joue au basket à l’Huisserie depuis 6 ans. C’est la première année que je suis jeune officiel UNSS mais j’avais déjà fait un stage de deux jours l’année dernière avec mon club.

Qu’est ce qui te plaît dans ce rôle ?
L’arbitrage est une passion pour moi. J’aime arbitrer car cela me permet d’assimiler les fautes que je peux faire en match. Lorsqu’un arbitre siffle contre moi, je suis aussi plus apte à la comprendre que de simples joueurs.

Tu es venu aujourd’hui à Montaigu avec l’équipe de ton collège. Pourquoi n’as-tu pas voulu faire partie de l’équipe en tant que joueur ?
Mme Martin, le coach de l’équipe, cherchait un volontaire pour arbitrer. J’ai décidé de me proposer pour ne pas pénaliser l’équipe.

Comment trouves-tu l’ambiance des championnats UNSS ?
Je la trouve très conviviale. C’est également très sympa puisque je suis venu aujourd’hui avec tous mes amis.

Est-ce compliqué d’être jeune officiel ?
Ce n’est pas toujours évident, sur certains matchs, c’est même un peu stressant. Il y a aussi pas mal de choses à apprendre.

As-tu un entraînement qui te permet de rester à niveau ?
Non pas vraiment mais les matchs que j’arbitre assez souvent en club m’entraînent en quelques sortes.

Aimerais-tu devenir arbitre officiel plus tard, pourquoi pas à haut niveau ?
Oui, je commence par jeune officiel UNSS, mais, j’aimerais devenir arbitre officiel en club plus tard. Si je pouvais atteindre le haut niveau, la Nationale 3 me plairait bien je pense. Ce serait un peu comme une récompense de mon parcours.

Au basketball, l’arbitrage est couvert par deux personnes. Est-ce difficile de travailler ensemble lorsqu’on ne se connaît pas ?
Non ce n’est pas compliqué, on sait déjà comment se placer à l’avance. Au début du match et pendant les temps morts nous pouvons aussi discuter du jeu. Ces moments permettent de nous mettre d’accord.

As-tu la même sévérité sur tous les matchs ou adaptes-tu tes coups de sifflet en fonction du jeu ?
Il est vrai qu’on ne siffle pas de la même manière sur tous les matchs. Sur les matchs moins tendus, on n’est pas très sévère. A l’inverse sur des matchs serrés, il ne faut rien laisser passer. Si on ne siffle pas assez, les joueurs se permettront de faire des grosses fautes plus facilement.

L’équipe de ton collège s’est qualifiée pour les championnats de France à Béziers. Vas-tu les suivre ?
Oui je vais les accompagner. J’ai validé lors des derniers championnats mon niveau académique et j’espère bien atteindre le niveau national là-bas en juin. Si l’occasion se présente à moi, je continuerais cette expérience l’année prochaine.

Propos recueillis par Hugo Fernandes

 

NB : Il faut obligatoirement un arbitre par équipe pour pouvoir accéder aux championnats départementaux. Pour les académiques, deux arbitres étaient cette fois nécessaires, Victorien s’est donc proposé.

 

Crédit photo : Anthony Dibon / Icon Sport
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