Global Games 2019 : les cyclistes français attendus au tournant

Après l’Équateur en 2015, les Global Games, les grands jeux mondiaux du Sport Adapté, se tiendront pour leur 5e édition du 12 au 19 octobre à Brisbane en Australie. Ils accueilleront plus de 1 000 sportifs dans 10 disciplines. Les coureurs de l’équipe de France Sport Adapté de cyclisme s’apprêtent à défendre leurs chances face à une concurrence de plus en plus dure.

 

Depuis février – en plus des 3 à 4 entraînements hebdomadaires -, les coureurs de l’équipe de France ont enchaîné pas moins de 5 stages. « Nous avons également mis en place un suivi avec des compteurs électroniques, un plus indéniable qui vient compléter le suivi réalisé par les partenaires d’entraînement, avec lesquels nous échangeons beaucoup, ce qui nous permet d’adapter plus précisément notre travail », précise Thierry Delage, entraîneur national. Invités par ASO, ils ont même participé – dans le cadre de leur préparation – aux contre-la-montre organisés lors du Paris-Nice et du Critérium du Dauphiné. Pour être sélectionnés, les coureurs devaient participer fin juin au Championnat de France Sport Adapté de VTT et réaliser début juillet des minimas sur le circuit du championnat du monde 2018 à Paris : des chronos leurs permettant d’espérer remporter une médaille. Ont été retenus : Aurélie Minodier (vice-championne du monde du CLM individuel), Jean-Claude Thievent, Léo Collet et Jérémy Pereira (champions du monde du CLM par équipe). Durant l’été, passage obligé dans leur parcours de préparation, les 4 Français ont participé au moins à 4 courses en ligne FFC dans leur région. Le stage organisé fin août au CREPS de Vichy – qui a réuni durant une semaine les 83 sportifs de la délégation française – fut particulièrement profitable pour nos coureurs : « Le stage, intense, proposait, en plus des entraînements physiques, 70 km de circuit le matin et l’après-midi », poursuit Thierry Delage. « Malgré la difficulté, l’implication de nos sportifs fut totale : ils ont donné leur maximum avec sourire et entrain. Nous sommes très contents, car nous avons vraiment senti qu’un pas a été franchi en terme de préparation et de niveau. Ils n’ont jamais été aussi fort qu’en ce moment, reste maintenant à savoir ce que le concurrence nous réserve. »

Le contre-la-montre : objectif n°1

De fait, la France – qui fait partie depuis 4 ans des nations majeures du cyclisme Sport adapté – est attendue au tournant, nos coureurs faisant face à une concurrence de plus en plus sévère avec l’arrivée, ces deux dernières années, des Hollandais, des Équatoriens et des Belges. Lors des Global Games, tous les coureurs français s’aligneront sur les contre-la-montre individuels et les courses en ligne, tandis que deux d’entre eux, Jérémy Pereira et Léo Collet, disputeront le contre-la-montre par équipes. « Cette année, nous avons investi dans des vélos de contre-la-montre », précise Thierry Delage. « Jusqu’ici nous ne l’avions pas fait, car c’est un matériel très couteux ; mais, pour être performants, nos coureurs doivent bénéficier d’un matériel adapté et ce d’autant plus que nos adversaires les plus sérieux en sont déjà équipés. Nous avons de surcroît la chance d’être épaulés par Mavic qui nous a fourni des roues de chrono. Tout a été mis en place pour être plus performants et le stage de Vichy a été l’occasion de travailler spécifiquement le contre-la-montre. » Un travail indispensable pour la France, dont le principal objectif est de conserver son titre de champion du monde du contre-la-montre par équipes et de conquérir celui du contre-la-montre individuel, qui avait échappé de peu à Jérémy Pereira.

La piste acquérir de l’expérience

Les tricolores visent également une médaille sur les courses en ligne, un exercice dans lequel ils sont un petit peu moins à l’aise, notamment à cause des aléas de course qui peuvent anéantir une stratégie déjà compliquée à mettre en place. C’est ainsi que l’année dernière Jérémy, en dépit d’une magnifique course, avait échoué au pied du podium à seulement 3 secondes du vainqueur. Malgré tout, les chances de victoire sont réelles. Si les épreuves sur piste sont bien programmées après les courses sur route, les Français y participeront – même si ce n’est pas leur spécialité – afin de se tester, d’acquérir de l’expérience, voire de réaliser une performance. Si elles sont programmées en amont, les épreuves de piste n’étant pas une priorité, l’équipe de France n’y participera pas, évitant ainsi fatigue et risques de blessure. Les cyclistes se sont retrouvés le dernier week-end de septembre au CREPS de Bourges pour leur dernier stage de préparation. Ils sont partis, avec le reste de la délégation, une semaine avant le début de la compétition et ont pris leurs quartiers au Sport Super Center, sur la Gold Coast à une petite heure de Brisbane – un centre proposant hébergements et terrains d’entraînements – afin de récupérer du décalage horaire et d’apporter les derniers réglages.

Par Geoffroy Wahlen
Crédit photo : Luc Percival / FFSA
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