Deux couples français au Championnat du monde youth danses latines

Axel Sampino et Mihaela Antonova sont des jeunes danseurs, spécialisés dans les danses latines. Ils travaillent au quotidien pour briller lors des échéances internationales, dont le Championnat du monde youth danses latines qui aura lieu le 16 novembre en Autriche.

 

Les danses latines se distinguent des danses sportives standards par un caractère sensuel et/ou festif. En 2019, en France, nombreux sont les licenciés à la Fédération française de danse à s’être spécialisés dans ces cinq danses : le cha-cha-cha, le jive, le Paso Doble, la samba et la rumba. Axel Sampino est l’un d’entre eux : « Chaque danse a son histoire », relève-t-il. « La rumba, c’est plus la danse de l’amour. Le Paso Doble vient d’Espagne et évoque le torero face au taureau lors de la corrida. La samba vient du Brésil, elle est plus festive. » Mihaela Antonova, qui évolue à l’École de danse Mosa située en Isère, met l’accent sur la liberté : « Dans les danses sportives standards, on est collé à notre partenaire alors que des danses latines, on peut faire des mouvements séparés de temps en temps. De plus, contrairement aux danses standards, les filles peuvent porter des robes plus courtes, qui laissent le dos et les bras nus. »

De la Bulgarie à la France

Pour Axel Sampino, les danses Latines, c’est une histoire de famille : « Ma mère pratiquait, mes sœurs aussi alors j’ai suivi le mouvement. J’ai déménagé pour entrer dans une des meilleures écoles de France à Colmar. » Mihaela Antonova a quant à elle découvert la danse dans son pays natal, la Bulgarie, grâce à une émission de télévision. Inscrite au club de sa commune, elle a parcouru l’Europe lors de stages internationaux. C’est en Roumanie qu’un premier contact avec Frédéric Mosa a été pris. En 2014, lorsque Mihaela Antonova s’est séparé de son danseur, il l’a fait venir en France avec son entraîneur bulgare et sa mère pour faire un essai avec son fils Antonio. Depuis le couple (photo) continue de danser ensemble, a remporté plusieurs titres de champion de France et s’engage dans les compétitions internationales comme le Championnat du monde Youth danses Latines qui aura lieu le 16 novembre prochain à Vienne (Autriche). « L’année dernière, nous avions terminé 6e de la finale du Championnat d’Europe et nous nous étions arrêtés en demi-finale du Championnat du monde », rappelle-t-elle. « À Vienne, nous voulons atteindre la finale et donner notre maximum pour s’approcher du podium. Mais dans la danse, ce n’est pas toujours le résultat qui compte. L’important est de faire de son mieux et de savoir que l’on continue de progresser. » Pour y parvenir, Mihaela Antonova et Antonio Mosa s’entraînent dur. « Nous sommes à la salle de danse tous les jours et nous faisons des stages à l’étranger pour rencontrer d’autres professeurs. »

 

 

Viser la finale

Axel Sampino participera lui aussi au Championnat du monde Youth danses Latines avec Anna Zgonnikova, venue de Russie, sa partenaire depuis 3 ans et demi. « Nous avons entraînement ensemble cinq heures par jour, voire plus », précise le danseur. « Nous avons des horaires aménagés au lycée et dès que nous sortons des cours nous nous entraînons. Cela nous demande beaucoup d’investissement et beaucoup de travail. » Axel Sampino et Anna Zgonnikova ont plusieurs fois été sacrés champions de France, ont terminé 4e au Championnat du monde Juniors II Latines en 2017 et 6e au Championnat du monde Youth Latines l’année dernière. Le couple peut concourir pendant encore deux ans dans cette catégorie Youth soit deux championnats du monde. « Cette année, nous visons une entrée en finale comme l’année dernière et si possible obtenir un meilleur classement », avance le danseur. Le couple aura cinq ou six passages pour convaincre le jury. Ces quatre danseurs peuvent marcher sur les traces de leurs prestigieux aînés : Charles-Guillaume Schmitt et Elena Salikhova, champions du monde showdance latines adultes en 2013 et 2014 ainsi que Marioara Cheptene et Steeve Gaudet, champions du monde showdance professionnel en 2018.

Une progression de la pratique ?

En 2019, 10 % des structures – clubs, écoles associations – affiliées à la FFDanse pratiquent les danses Latines. Pour Axel Sampino, cette pratique progresse en France depuis quelques années. « Avant, il y avait peu de garçons, mais depuis trois ou quatre ans, ça va mieux », indique-t-il tout en constatant avec joie que les spectateurs sont plus nombreux à assister aux compétitions. Mihaela Antonova se réjouit de voir plus d’enfants dans les cours : « plus ils nous regardent et plus ils sont inspirés par les danses Latines. »

Leslie Mucret
Crédit photo : Lorraine Tarillan Photography
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