Le XV de France se déplace à Édimbourg ce samedi (15h10) pour y défier l’Écosse. Entre quête de Grand Chelem pour les Bleus et ambitions de titre pour le XV du Chardon, ce choc à Murrayfield s’annonce comme le tournant majeur de ce Tournoi des VI Nations 2026.
L’enjeu : le trône européen… et un Grand Chelem pour les Bleus
Le calcul est simple pour les hommes de Fabien Galthié. Avec trois victoires bonifiées en trois matchs (face à l’Irlande, au Pays de Galles et à l’Italie), la France trône en tête du classement avec 15 points. Un succès en terres écossaises mettrait les Bleus sur orbite pour un 11e Grand Chelem avant de recevoir l’Angleterre pour le bouquet final.
Mais attention : l’Écosse, actuellement deuxième avec 11 points, n’a pas dit son dernier mot. Portés par leur récent succès face aux Gallois (26-23) et une victoire probante contre l’Angleterre, les coéquipiers de Finn Russell peuvent encore mathématiquement remporter le Tournoi s’ils font tomber l’ogre français ce samedi.
Le XV de France, la force de la continuité
Pour ce déplacement périlleux, le staff tricolore a misé sur la stabilité tout en injectant une dose de mobilité tactique. La grande nouvelle concerne Anthony Jelonch : un temps incertain après l’entraînement de mercredi, le troisième-ligne toulousain a été déclaré apte et tiendra sa place.
La surprise vient de la deuxième ligne. Alors que le duo Flament-Meafou semblait indéboulonnable, Fabien Galthié a choisi de titulariser la paire Ollivon-Guillard. Un choix « hybride » destiné à contrer l’alignement écossais et à offrir plus de vitesse dans les ralliements. Emmanuel Meafou et Thibaud Flament débuteront, quant à eux, sur le banc dans un rôle de « finisseurs » de luxe.
L’Écosse plus que jamais en confiance
Le capitaine écossais Rory Darge l’a affirmé cette semaine : son équipe surfe sur une « boule de neige de confiance ». Après avoir trébuché face à l’Italie en ouverture, les Écossais ont retrouvé leur rugby flamboyant.
Le duel à suivre sera sans aucun doute celui de la charnière. Finn Russell, plus imprévisible que jamais, face à la maîtrise d’Antoine Dupont. Si le pack français semble supérieur sur le papier, la capacité des Écossais à jouer les ballons de récupération et à occuper le ciel d’Édimbourg pourrait faire douter les Bleus.
Si la France reste sur deux victoires consécutives dans le Tournoi à Édimbourg (2022 et 2024), le souvenir des défaites de 2016, 2018 et 2020 rappelle que Murrayfield reste l’un des déplacements les plus hostiles au monde. Ce samedi ne devrait pas déroger à la règle face à des Ecossais qui croient plus que jamais en leur bonne étoile.



























