L’arbitrage tricolore franchit un cap historique. Alors que la première édition de la WXV Global Series réunira les douze meilleures nations mondiales entre le 12 septembre et le 31 octobre prochain, la commission des officiels de match de World Rugby a accordé une confiance inédite au contingent féminin français.
Quatre arbitres de l’Hexagone — Aurélie Groizeleau, Alexandra Ferré, Bérénice Loubet et Doriane Constanty — ont été désignées pour officier sur cette compétition internationale majeure. Entre un cap historique des 50 test-matchs et des baptêmes du feu au plus haut niveau, analyse d’un leadership arbitral tricolore qui s’impose désormais comme une référence mondiale.
Aurélie Groizeleau : la barre mythique des 50 tests internationaux en ligne de mire
Véritable fer de lance du corps arbitral tricolore, Aurélie Groizeleau s’apprête à marquer l’histoire du rugby mondial. Sélectionnée parmi les dix arbitres centrales retenues par l’instance internationale pour diriger les 30 rencontres du tournoi, la Charentaise occupera un rôle central tout au long de l’automne.
Dès le match d’ouverture le 12 septembre à Manchester, c’est elle qui donnera le coup d’envoi du tournoi en arbitrant l’affiche explosive entre l’Angleterre et l’Australie. Mais le moment fort de sa carrière surviendra le 16 octobre à Toronto. En prenant le sifflet lors du choc Canada vs Red Roses — remake attendu de la finale de la Coupe du Monde 2025 —, Aurélie Groizeleau atteindra la barre symbolique des 50 test-matchs internationaux.
En franchissant cette étape mémorable, elle devient la 4e femme à atteindre les 50 matchs internationaux, rejoignant un groupe d’élites aux côtés d’Aimee Barrett-Theron et Hollie Davidson. Elle devient aussi le 5e arbitre français, tous genres confondus, à intégrer ce club très restreint, marchant dans les pas des légendes tricolores Romain Poite, Jérôme Garcès, Pascal Gaüzère et Mathieu Raynal.
Bérénice Loubet : première désignation centrale
La compétition marquera un tournant décisif dans la carrière de Bérénice Loubet. Après avoir fait ses armes sur le circuit du Six Nations U21 et comme juge de touche, elle connaîtra le 4 octobre sa toute première désignation comme arbitre centrale sur un test-match officiel lors de l’opposition entre l’Espagne et l’Afrique du Sud.
Alexandra Ferré et Doriane Constanty : expertes des lignes et du rythme
Le collectif français sera également renforcé par la présence constante de Alexandra Ferré et Doriane Constanty au drapeau. Ferré enchaînera quatre interventions cruciales comme arbitre assistante (notamment sur Angleterre–Australie et Écosse–Australie), tandis que Constanty apportera toute sa rigueur sur les duels Italie–Japon et Irlande–Japon.
Pourquoi l’arbitrage français domine-t-il la scène internationale ?
La présence massive de quatre officielles françaises sur cette compétition mondiale n’est pas un hasard de calendrier. Elle concrétise les réformes structurelles initiées par la cellule de haute performance de l’arbitrage tricolore, supervisée notamment par Mathieu Raynal.
Grâce à des programmes d’échanges internationaux avec d’autres fédérations, à une immersion précoce dans des rencontres à haute intensité et à un suivi vidéo de pointe, la France est parvenue à créer un pôle d’excellence d’arbitrage. La constance décisionnelle, la gestion du jeu au sol et la communication claire en anglais sont devenues les marques de fabrique des arbitres tricolores réclamées par World Rugby.
























