La Fédération Française de Rugby (FFR) et la Ligue Nationale de Rugby (LNR) ont officiellement approuvé la nouvelle convention FFR-LNR qui régira leurs relations pour 2026 – 2031.
Une « boussole » pour un rugby uni
Anticipée plus d’un an et demi avant l’échéance de la convention précédente, cette nouvelle mouture témoigne d’une volonté de stabilité rare. L’objectif affiché par Florian Grill (Président de la FFR) et Yann Roubert (Président de la LNR) est limpide : avancer ensemble pour l’intérêt général, avec la conviction qu’un rugby professionnel fort ne peut exister sans un rugby amateur robuste.
L’un des points névralgiques de toute convention FFR-LNR reste la mise à disposition des internationaux. Plutôt que d’imposer des règles rigides, les deux instances font le pari du dialogue et de l’intelligence partagée. Le suivi des joueurs sera désormais individualisé, avec une attention particulière portée à la charge de travail et aux périodes de régénération. Les semaines de sélection dites 42/28 et 42/23 sont reconduites pour garantir la compétitivité des Bleus. Des mécanismes de rotation au sein du groupe des 42 seront mis en place pour ne pas pénaliser excessivement les clubs les plus sollicités. Enfin, la finale du Top 14 reste sanctuarisée le dernier week-end de juin.
13 millions de raisons d’espérer pour le rugby amateur
Le discours est sans équivoque : « Sans nos 2 000 clubs amateurs, il n’y a pas d’élite. » Pour transformer cette parole en actes, la LNR s’engage à un effort financier massif. 13 millions d’euros supplémentaires seront injectés par la LNR entre 2027 et 2031 pour soutenir les programmes de développement de la FFR. Au total, l’investissement de la Ligue en faveur du rugby amateur atteindra 40 millions d’euros sur l’ensemble du cycle. Ces fonds serviront prioritairement à renforcer le maillage territorial via les écoles de rugby et à soutenir le label « Club engagé ».
La santé des joueurs, priorité absolue
Dans un sport dont l’intensité ne cesse de croître, la santé physique et mentale des pratiquants devient le cœur du projet. Dès la saison 2026/2027, un groupe paritaire d’experts scientifiques et techniques mènera des travaux sur la charge de travail pour émettre des préconisations sur le temps de jeu. Parallèlement, le Comité Santé FFR/LNR déploiera un dossier numérique de santé harmonisé pour chaque joueur professionnel. Des programmes de recherche spécifiques seront également menés sur les commotions cérébrales, un enjeu vital pour la pérennité du jeu.
Structuration et modernité au rendez-vous
Autre point fort de cette convention : une commission d’appel dédiée au Salary Cap verra le jour, tandis que le contrôle des agents sportifs sera renforcé sous le pilotage de la LNR dès 2026. La convention n’oublie pas les échelons intermédiaires ni la pratique féminine, axes majeurs de croissance. À compter de la saison 2027-2028, le rugby français reviendra à un système de deux montées et deux descentes directes, favorisant le passage à une Nationale à 16 équipes. Un plan de structuration réglementaire (incluant les JIFF) et financier sera mis en place pour sécuriser ces transitions.
Concernant le rugby féminin, l’ambition est de renforcer la visibilité. L’In Extenso SuperSevens deviendra intégralement mixte dès la saison prochaine. Les « double-headers » (matchs couplés) entre l’Élite 1 féminine et le Top 14 seront multipliés sur les antennes de Canal+.



















