À l’approche de la présidentielle de 2027, le mouvement sportif français entend faire entendre sa voix. Le CNOSF et le CROS Île-de-France défendent une même idée : le sport doit être considéré comme un investissement et non comme une simple dépense.
Le CNOSF veut placer le sport dans le débat
Le calendrier politique commence déjà à se dessiner autour de la prochaine élection présidentielle. Pour le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), c’est aussi le moment de faire remonter les attentes du monde sportif.
Dans une tribune publiée le 20 septembre, sa présidente Amélie Oudéa-Castéra a défendu l’idée d’un « sport agit bien au-delà des terrains et des gymnases ». Le CNOSF met notamment en avant ses effets sur la santé, l’éducation, l’inclusion, la cohésion sociale ou encore l’économie.
Les chiffres avancés par le CNOSF donnent aussi une idée de la place prise par le sport dans la société : en 2025, 61 % des Français de 15 ans et plus déclaraient pratiquer régulièrement une activité physique ou sportive, soit sept points de plus qu’en 2018. Le poids économique du secteur, qui représente plus de 2 % du PIB français, est également déterminant. Dans sa tribune, l’instance estime que cette réalité doit être prise en compte au moment de définir les prochaines orientations publiques.
L’Île-de-France au cœur des enjeux
Le CROS Île-de-France relaie cette position et souhaite faire remonter les réalités rencontrées sur le terrain. Clubs, bénévoles, éducateurs et collectivités sont directement concernés par les questions de financement, d’équipements et d’accès à la pratique.
La région présente aussi des enjeux spécifiques. Très peuplée et caractérisée par d’importantes disparités entre territoires, l’Île-de-France doit notamment composer avec des besoins différents selon les communes et les publics. Le CROS rappelle ainsi le rôle des associations sportives dans la création de lien social, l’accompagnement des jeunes et le développement de la pratique de proximité.
Cette mobilisation intervient alors que le budget 2027 se prépare. En effet, le CROS et les huit CDOS franciliens avaient déjà placé les enjeux territoriaux au centre de leur feuille de route 2025-2029, avec notamment les questions d’équipements, d’inclusion et de développement du sport dans les territoires.
L’héritage des Jeux de Paris 2024 constitue également un point important pour le mouvement sportif francilien. Evelyne Ciriegi, présidente du CROS Île-de-France, souhaite que l’élan olympique puisse se traduire dans la durée par un accès plus large à l’activité physique et sportive.
Un Livre blanc en préparation pour 2027
Le CNOSF prépare désormais un Livre blanc consacré à l’élection présidentielle. L’objectif est de porter une voix commune avec les structures territoriales du mouvement sportif.
Une première étape aura lieu les 6 et 7 octobre à Paris avec un séminaire des territoires organisé au CNOSF, réunissant les dirigeants des CROS, CDOS et CTOS.

























