Roxana Maracineanu annonce la création de l’Agence du sport

La ministre des Sports Roxana Maracineanu a présenté au Premier ministre son projet de création de l’Agence du sport, destiné a développement de la pratique du sport en France.

 

Roxana Maracineanu annonce la création d’une nouvelle structure au sein de laquelle les principaux artisans du sport français, l’État, les collectivités territoriales, le mouvement sportif et le monde économique, vont désormais travailler de manière collégiale et concertée. Cette agence unique d’appui, de financement et d’évaluation assurera deux missions : la haute performance et le développement des pratiques. La mission du haut niveau, menée par Claude Onesta, placera les athlètes et leurs entraîneurs au cœur du dispositif et mettra au service des fédérations des outils nouveaux, notamment dans le domaine de la recherche. La partie développement des pratiques passera principalement par une action plus efficace vis-à-vis des publics et des territoires carencés, le soutien aux projets de développement fédéraux déclinés du niveau national jusqu’aux clubs, ainsi que par le financement d’initiatives portées par des associations non fédérales et d’équipements structurants.

Un Groupement d’Intérêt Public

L’Agence du sport prendra la forme d’un Groupement d’Intérêt Public (GIP). Représentés au sein du conseil d’administration, l’État, le mouvement sportif, les collectivités et le monde économique y décideront des orientations et des règlements d’intervention. Pour présider l’agence, la ministre des Sports a choisi de nommer Jean Castex, Délégué Interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques. L’agence bénéficiera dans un premier temps des financements publics issus du Centre National de Développement du Sport (CNDS) qui, de fait, disparaîtra, ainsi que du programme « sport » destiné au financement des fédérations. Des travaux ultérieurs seront menés pour déterminer les conditions dans lesquelles des financements privés pourraient être mobilisés.

Une évolution des rôles

Cette rénovation du modèle sportif, basée sur un mode de gouvernance partagé, s’accompagne nécessairement d’une véritable évolution du rôle de chacun dans l’écosystème :

– Pour le mouvement sportif, l’acquisition d’une réelle autonomie, marquant la fin de la tutelle actuelle de l’État.
– Pour le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et le Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), une mission de contrôle de l’éthique des fédérations.
– Pour les collectivités, premiers financeurs du sport en France, la volonté de mieux se coordonner entre elles et avec l’État pour co-construire les orientations déclinées sur leurs territoires,
– Pour le monde économique, une possibilité de contribuer au soutien des athlètes « médaillables », mais aussi au développement du sport notamment dans l’entreprise, ainsi que l’innovation en matière d’équipements et de méthodes d’intervention,
– Pour l’administration de l’État, une modernisation de ses missions d’observation stratégique, d’anticipation, de régulation, de sécurité et de contrôle, ainsi que la mise en œuvre d’un vaste travail transversal avec les autres ministères notamment ceux du travail, de l’Éducation nationale et de la santé.

La mise en place de cette nouvelle organisation sera progressive et concertée entre toutes les parties prenantes, avant un lancement effectif prévu le 1er mars 2019.

La rédaction
Crédit photo : Icon Sport
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