Prescri’mouv, s’activer pour sa santé dans le Grand Est

Le CROS Grand Est est l’un des réseaux qui coordonnent Prescri’mouv, un dispositif qui vise à promouvoir l’activité physique adaptée dans le parcours de soin d’un patient. Explications.

 

Le sport, utilisé comme thérapie non médicamenteuse, a des effets positifs chez les personnes atteintes d’affection de longue durée (ALD) et, depuis 2016, les médecins peuvent prescrire de l’activité physique adaptée (APA). Cependant, cette pratique est encore peu utilisée. Dans la région Grand Est, l’Agence régionale de santé et la Direction régionale et départementale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale ont engagé une réflexion en avril 2017 afin de favoriser l’APA. « Elles voulaient rassembler toutes les structures historiques traitant du sport santé sur le territoire et lisser les pratiques. C’est ainsi qu’est né Prescri’mouv, lancé fin janvier », raconte Clara Christ, cheffe de projet au CROS Grand Est.

Le CROS impliqué en Lorraine

Suite à la réforme territoriale de 2015, l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne ont fusionné en une seule région, le Grand Est. Or, les organismes traitant des APA n’étaient pas les mêmes selon le territoire. Le CROS Lorraine avait ainsi en charge cette dimension sport santé via son dispositif Saphyr (Santé par l’activité physique régulière). « Il a été décidé que chaque opérateur historique gardait son rôle », explique Clara Christ. Le CROS, désormais Grand Est, fait partie des huit réseaux qui coordonnent Prescri’mouv. Il est opérateur dans les départements de la Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et de la Moselle avec trois salariés sont en charge de ce projet.

Trois parcours

Mais comment l’opérateur intervient-il dans le parcours de soin du patient ? La personne adulte en ALD (BPCO, maladie coronaire stable, diabètes de type 1 et 2, par exemple) « va chez son médecin traitant qui lui prescrit une activité », explique la cheffe de projet. « Le patient est ensuite mis en relation avec l’opérateur qui l’oriente vers un éducateur médico-sportif titulaire d’une licence ou d’un master STAPS APA pour un bilan médico-sportif. » En fonction des résultats, le patient peut suivre différents parcours. Le premier le laisse en autonomie. Le deuxième, appelé créneau sport santé, se déroule dans une structure labellisée Prescri’mouv car elle répond aux cahiers des charges de l’opérateur. Le parcours 3 propose un maximum de huit séances individualisées avec un éducateur de l’APA, lui aussi désigné par l’opérateur, qui sert de tremplin vers le parcours 2. « Tout ce dispositif se mettra en place au printemps », précise Clara Christ.

Coordonner les formations

Dans le dispositif Prescrip’mouv, le CROS a un autre rôle qui, celui-ci, s’étend à tout le territoire du Grand Est. « Nous avons été désigné organisme de formation des éducateurs », indique Clara Christ. Le comité s’appuiera sur les 10 CDOS de la région pour dispenser deux niveaux de formation sport-santé à partir d’avril.

Une histoire de bilan

Le patient impliqué dans le dispositif Prescri’mouv passera au moins deux fois par la case bilan. Le premier, avec des tests physiques et un entretien sur les motivations, permettra de déterminer son parcours. Un bilan final est mené à la fin de celui-ci. Les personnes qui suivent le parcours 3 connaîtront un bilan intermédiaire avant d’accéder au parcours 2. Le bilan final ne signifie pas l’arrêt de l’implication de l’opérateur. Il continue le suivi six mois, puis un an après par un entretien téléphonique.

Par Leslie Mucret
Crédit photo : DR
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