Le CREPS de Dijon : la référence bourguignonne du haut niveau

Gros plan sur le Centre de ressources, d’expertise et de performance sportives (CREPS) de Bourgogne à Dijon.

27 hectares ! C’est la surface totale impressionnante du CREPS de Bourgogne à Dijon. Dans un magnifique site boisé, on y retrouve ainsi de nombreuses installations sportives : plusieurs stades de foot et de rugby, des gymnases, un dojo de judo, des salles de lutte, un pas de tir à l’arc extérieur, une piste de roller… Cet établissement public, qui dépend du ministère des Sports, dispose d’un budget de 4 millions d’euros « dont 40 % de ressources propres », insiste Pascal Bonnetain, directeur général du CREPS de Bourgogne, « car on vend différentes prestations : équipements sportifs, hébergement, restauration, formation, expertise… »

4 pôles France

Mais la première mission de la structure reste le développement des pratiques sportives de haut niveau. Le Centre accueille ainsi aujourd’hui 270 sportifs dont 100 internes hébergés sur place. Le CREPS de Bourgogne possède une vingtaine de pôles de haut niveau dont 4 pôles France regroupant les meilleurs athlètes français : lutte, tir à l’arc, voltige aérienne et gymnastique féminine.

Une centaine de salariés

La structure est aussi un opérateur public des formations professionnelles des métiers du sport et de l’animation. Des formations qui vont du niveau 5 (Bac) au niveau 2 (thèse) dans trois secteurs : sport, jeunesse/animation populaire et sport-santé. Le CREPS de Bourgogne propose également une offre d’accueil pour des stages sportifs, des séminaires etc. Au total, la structure emploie une centaine de salariés : entraîneurs, formateurs, kinés, médecins, diététiciens, préparateurs mentaux, cuisiniers, jardiniers…

En pointe sur les « enjeux numériques »

Par ailleurs, le site de Dijon fait également office d’établissement-pilote pour tous les CREPS et les fédérations sportives de France concernant les « enjeux numériques ». « Comme internet devient un outil de plus en plus indispensable, notamment pour des sportifs effectuant souvent des déplacements lointains, on a créé une plateforme avec l’Université de Lyon pour proposer des formations à distance en ligne, des programmes d’entraînements… », conclut Pascal Bonnetain.

Un nouveau CREPS en Franche-Comté

Suite à la fusion des régions Bourgogne et Franche-Comté, le CREPS de Bourgogne a ouvert le 1er janvier 2019 un deuxième site à Besançon, en collaboration avec l’État, le ministère des Sports et la Région. « Notre mission de service public pourra ainsi toucher l’ensemble du territoire », se félicite Pascal Bonnetain. « Cinq personnes travaillent déjà sur place à Besançon et on réalise actuellement, en lien avec les collectivités et les comités sportifs, un diagnostic des besoins jusqu’en juin. Et étant donné qu’à Dijon on est centré sur des sports traditionnels, on va peut-être s’orienter à Besançon sur une offre sport-nature. »

En pôle pour Paris 2024

Situé à peine à 1h30 de Paris, le CREPS de Dijon est en première ligne pour la préparation des Jeux olympiques de Paris 2024. « On est en train de remettre à niveau nos installations pour accueillir des équipes étrangères », explique Pascal Bonnetain, qui veut obtenir le label « Centre d’entraînement préolympique et paralympique de Paris 2024 » en complétant notamment son centre médical d’un espace de récupération avec balnéothérapie et cryothérapie. Plus d’informations sur www.creps-bourgogne.fr.

Par Aymeric Blanc
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