Arnaud Grillot : « Donner envie aux jeunes de s’investir »

Parmi ses nombreuses fonctions, le CROS Bourgogne-Franche-Comté a pour mission de transmettre les valeurs olympiques aux jeunes et de les inciter à s’investir dans le sport. Arnaud Grillot, vice-président délégué à la commission Sport & Éducation et citoyenneté, explique.

 

Quelles sont les fonctions de la commission Sport & Éducation et citoyenneté ?

Le CNOSF a souhaité que chaque CROS traite différentes thématiques. La commission Sport & Éducation et citoyenneté a pour objectif de transmettre les valeurs de l’olympisme auprès des plus jeunes, en lien avec le mouvement sportif et d’autres structures. C’est important, car c’est par ce biais que nous incitons les nouvelles générations à pratiquer une activité sportive. Nous voulons donner envie aux jeunes de s’investir dans les associations sportives en tant que bénévoles, car sans eux les clubs ne pourraient pas fonctionner.

Quelles actions menez-vous sur le terrain ?

Avant la fusion, différentes animations étaient menées par les CROS Bourgogne et Franche-Comté. Nous poursuivons ces actions sur tout le territoire. Actuellement, nous menons le dispositif « classes olympiques » dans six lycées, quatre collèges et une école primaire. Des interventions sont menées dans les classes par des sportifs de haut niveau ou par des spécialistes du sport. Il y existe aussi des ateliers autour du handisport pour les sensibiliser (photo). Les élèves auront la possibilité d’aller visiter le siège du Comité international olympique à Lausanne, en Suisse.

Avez-vous d’autres projets à venir avec les établissements scolaires ?

Les CROS Bourgogne et Franche-Comté organisaient une Journée olympique. En Franche-Comté, l’action réunissait 400 à 500 écoliers autour d’activités proposées par les clubs locaux. En Bourgogne, c’était sensiblement pareil, mais en lien avec les comités départementaux. Cette Journée olympique a été mise en sommeil en 2018, mais nous comptons la reprendre en 2019.

La perspective des Jeux olympiques à Paris en 2024 vous donne-t-elle des pistes d’actions ?

Nous essayons de labelliser des établissements « Génération 2024 », mais sinon c’est trop tôt. Avant les Jeux olympiques de la jeunesse d’hiver se dérouleront à Lausanne en 2020. Le CROS va se positionner pour organiser des actions.

Quels autres publics ciblez-vous ?

Nous menons des actions en milieu carcéral. Le CROS a un rôle de courroie de transmission entre les établissements pénitentiaires et les clubs locaux. Les premiers sollicitent le CROS pour mettre en place des activités sportives, puis nous recherchons un prestataire afin de répondre à leur demande. L’action était menée dans trois établissements en Bourgogne et va être étendu à trois nouvelles maisons d’arrêt en Franche Comté dès 2019. Nous allons reconduire un certain nombre d’actions menées par les CROS avant la fusion, tout en en proposant de nouvelles, comme éventuellement des récompenses aux bénévoles. Nous sommes en pleine réflexion, et nous allons faire un état des lieux afin de voir ce qui est déjà mis en place par le ministère des Sports pour ne pas faire doublon.

Êtes-vous en lien avec les institutions pour mener à bien vos missions ?

Nous sommes en relation avec le Conseil régional et l’État via la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale. Ceux sont deux grands partenaires qu’on invite aux événements. Le Conseil régional a la gestion les lycées, c’est donc intéressant de travailler avec lui sur des manifestations.

Propos recueillis par Leslie Mucret
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