Le plongeur français est remonté à la surface avec du métal autour du cou, ce mercredi soir à Saint-Denis. Jules Bouyer a décroché l’argent au tremplin à 3 mètres. Il débloque ainsi le compteur d’une équipe de France qui attendait sa première médaille de la compétition.
Une médaille décrochée… au bout du suspense !
La journée n’avait pourtant pas bien commencé pour l’Annécien de 24 ans, qui n’avait signé que la 10e place des qualifications. En finale, il prend d’abord la tête après ses deux premiers sauts. Il retombe ensuite à la troisième place à mi-parcours. Jules Bouyer semble alors promis au bronze. Mais une grosse faute de son rival britannique Jordan Houlden, sur le tout dernier saut, lui offre finalement la deuxième marche du podium.
Avec 484,60 points au compteur, Bouyer termine juste derrière l’Allemand Linus Moritz Wesemann (506,80). Ce dernier avait déjà été titré au tremplin à un mètre quelques jours plus tôt dans le cadre de ces Championnats d’Europe de natation 2026. Houlden complète le podium avec 474,90 points.
Sur le bord du bassin, l’émotion est immense. « Le public, c’était un truc de malade, il y avait plus de bruit qu’aux JO ! », confie-t-il avec un grand sourire, encore porté par l’ambiance survoltée du Centre aquatique olympique.
Un palmarès déjà bien fourni
Cette médaille vient s’ajouter à un beau parcours. Formé à l’INSEP sous l’œil de Frédéric Parot, Jules Bouyer avait déjà décroché le titre européen en synchro 3 mètres à Belgrade en 2024. Il l’avait remporté aux côtés d’Alexis Jandard, quelques semaines avant de disputer ses premiers Jeux olympiques à domicile. Ce mercredi, Jandard était d’ailleurs lui aussi engagé en individuel. Il a pris la 8e place avec 420,35 points.
Reste que cette médaille individuelle a une saveur particulière pour Bouyer. Il gardait un goût amer de sa 5e place aux derniers Mondiaux dans la même catégorie, et d’un dernier saut manqué en 2024 qui l’avait privé de podium. « Une revanche sur moi-même », résume-t-il simplement.
























