La Ruée des Fadas, « tout le monde peut la faire ! »

À quelques jours de l’épreuve de la Ruée des Fadas aux Contamines (Haute-Savoie), samedi, retour sur l’étape de Lyon, remportée chez les femmes par Manon Genest. Cette athlète handisport apprécie l’ambiance familiale de cette course à obstacles.
Comment s’est passée l’étape de Lyon ?

C’était une très belle épreuve par un temps magnifique. C’était ma première course à obstacles depuis mon accident de la route en 2015. Grâce à l’excellente ambiance, je me suis revue lors de ma première Ruée des Fadas à Lattes (Hérault) en 2014. L’épreuve a pris de l’ampleur, mais c’est toujours la même ambiance familiale, on est toujours aussi bien reçu, ce qui donne envie de revenir pour s’éclater. Ce n’est pas une course élitiste, tout le monde peut participer ! Je suis en situation de handicap et j’ai pu faire tous les obstacles avec de l’aide.

Vous ne vous attendiez pas à finir première féminine ?

J’y suis allée dans le but de me prouver que je pouvais terminer la course avec l’aide de mon compagnon. Quand je me suis lancée, je n’avais pas l’objectif de faire un podium, encore moins de gagner. C’est au dernier obstacle qu’une bénévole m’a dit que j’étais première féminine, alors j’ai foncé pour garder mon avance. Je me suis inscrite dans la vague élite, pas pour le chrono, mais parce que je voulais que les obstacles soient propres puisque j’étais dans les premiers à passer. Dans la vague élite, on reste fair-play malgré tout ! J’ai aidé une concurrente en galère qui a ensuite terminé sur le podium.

Vous êtes une sprinteuse sur 400 mètres de haut-niveau. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous aligner sur cette course ?

J’ai participé à la première Ruée des fadas à Lattes durant laquelle il y avait une très bonne ambiance. On est très bien accueilli par Jérôme, l’organisateur. J’avais vraiment envie de la refaire alors je l’ai contacté et il m’a dit qu’il m’accueillait avec plaisir. Tout y était : des obstacles au top, du dépassement de soi, de la rigolade. Même si je suis une ancienne triathlète, c’était surprenant de me remettre dans une course longue, mais je ne regrette pas.

Avez-vous des obstacles préférés ?

Il y en a plein et pas un pareil ! (rires). Mon compagnon et moi avions bien aimé le franchissement des palissades. Le panier de crabe aussi, c’est surprenant ! Le passage dans la boue, c’est excellent ! J’ai envie de dire que tous les obstacles sont super !

A contrario, y a-t-il des obstacles sur lesquelles vous avez plus de mal ?

Le dernier obstacle où il faut passer les anneaux accrochés en l’air est plus difficile parce que je n’ai pas l’usage total de mon bras gauche. Mon compagnon m’a portée, puis j’ai attendu qu’il finisse. Tous les obstacles sur lesquels il m’a aidée, il les a faits deux fois.

Serez-vous au départ de la prochaine course aux Contamines, en Haute-Savoie, samedi ?

Non, comme je suis athlète handisport de haut niveau, je ne peux pas me permettre de faire ce genre de courses durant desquelles je peux me blesser en pleine saison. Pour l’étape de Lyon, c’était exceptionnel car elle tombait bien, au retour de ma coupure. Mais quand j’aurais fini ma carrière, je reviendrais sur cette course.

Propos recueillis par Leslie Mucret
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