Bourgogne-Franche-Comté : L’escrime et le parachutisme face à la Covid-19

Les clubs d’escrime et les structures de parachutisme de Bourgogne-Franche-Comté vivent des situations différentes face à la pandémie de Covid-19, mais la finalité est la même : l’année 2020 a été difficile.

 
Le mouvement sportif de la région Bourgogne-France-Comté subit la crise sanitaire depuis le printemps dernier et chaque discipline connait des fortunes diverses en raison de ses particularités. Exemples avec le parachutisme et l’escrime. En mars, la saison 2019-2020 s’est retrouvée écourtée pour les structures d’escrime de Bourgogne-France-Comté. « Les clubs ont dû fermer d’un coup et mettre les éducateurs au chômage partiel. Financièrement, ils s’en sont plutôt bien sortis car la saison 2019-2020 était aboutie à l’exception de quelques compétitions », constate Dominique Veyrac, présidente du Comité régional. « Nous étions très enthousiastes pour la reprise en septembre, d’autant plus que la rentrée s’était bien passée même s’il y a eu un retard à l’allumage dans la prise des licences. Puis le deuxième confinement a tout arrêté. » Seule une dizaine de jeunes du Centre régional d’entraînement, de formation et de détection épée, situé à Nevers dans la Nièvre, a bénéficié du statut de sportifs de haut niveau pour poursuivre les entraînements depuis novembre (photo). Du côté des parachutistes de Bourgogne-Franche-Comté, le coup d’envoi de saison 2020 a été décalé pour six écoles de parachutisme, quatre structures commerciales et deux associations sportives. « L’activité s’est concentrée entre mi-juin et fin octobre, mais l’année demeure tronquée », indique Jacques Thiry, président de la Ligue régionale de parachutisme. « Les structures ont subi une chute de 7% et 66% de leurs activités qui affecte leur situation financière. » Les écoles de parachutisme ont été aidées directement par la Fédération française, qui n’a pas encaissé leurs cotisations des écoles et qui a dépensé 200 000 euros afin de compenser celles qui ont été perçues.

 


 

Retour des jeunes dans les clubs d’escrime en décembre

Depuis le 28 novembre, les mineurs sont autorisés à pratiquer une activité physique en plein air. Cependant, cette bonne nouvelle n’a pas eu d’échos dans l’univers du parachutisme. « Notre sport a un critère particulier, les athlètes se retrouvent dans une atmosphère fermée dans l’avion avant de sauter », rappelle Jacques Thiry, avant de s’agacer : « Il n’y a pas eu de précisions pour le parachutisme lors des conférences de presse du gouvernement ou de la part du ministère des Sports. » Si après le 28 novembre, quelques clubs d’escrime en France ont proposé des ateliers en extérieur pour ses jeunes licenciés, cette solution n’a pas été appliquée en Bourgogne-Franche-Comté. En revanche, le 15 décembre, date depuis laquelle les mineurs ont à nouveau la possibilité de pratiquer en intérieur, était très attendu. « Les maîtres d’armes que j’ai eus au moment de l’annonce étaient enthousiastes à l’idée de reprendre », dévoile Dominique Veyrac. « En cette fin d’année, l’activité des clubs sera privilégiée, soit par des parcours classique ou par des demi-journées de stages en fonction de l’accès aux salles, afin de reprendre un contact avec les jeunes licenciés. Il reste des interrogations car les préfectures ou les municipalités peuvent prendre des arrêtés pour fermer les infrastructures selon la situation sanitaire. » Le protocole sanitaire strict qui est appliqué ne change pas des habitudes des épéistes, fleurettistes et sabreurs qui respectent déjà de fortes consignes de sécurité du fait du maniement d’une arme. Si les petits escrimeurs vont retrouver le chemin des salles, les jeunes parachutistes ne vont pas tout de suite recommencer à sauter. La reprise autorisée pour les mineurs arrive trop tard. « En général, l’activité des clubs s’arrête entre le 31 octobre et le 15 novembre », rappelle Jacques Thiry.

 

 

« Il faut toujours être optimiste »

Les structures de parachutisme attendent donc le printemps 2021 pour ressortir leur matériel. « Il faut toujours être optimiste », lance le président de la Ligue de parachutisme Bourgogne-Franche-Comté. « Tout le monde espère rependre entre le 15 mars et le 1er avril, comme d’habitude. À ce moment-là, je ne pense qu’il n’y aura pas d’érosion concernant le nombre de nos licenciés. » Le Comité régional d’escrime est également à l’arrêt. Ses activités, à l’exception de la formation fédérale, sont suspendues jusqu’à fin janvier, voire plus loin. « Nous attendons les consignes de la fédération dans un contexte électif qui ne facilite pas la prise de décision », fait remarquer la présidente. Le retour des mineurs auprès des maîtres d’armes n’a pas rassuré Dominique Veyrac. « Nous avons peur d’un effet yoyo, de vivre une saison 2021 au rythme des confinements et des déconfinements. Au-delà des problèmes financiers qui vont arriver, c’est ce manque de visibilité qui est compliqué à gérer. C’est dur pour les bénévoles de ne pas savoir où ils vont avec leurs clubs qui ferment, rouvrent, puis ferment à nouveau. » La situation est incertaine en France, mais aussi à l’international ce qui pose des interrogations pour les membres de l’équipe de France de voile contact s’entraînant au pôle excellence de l’école de parachutisme de Besançon. Ils visent une participation aux Championnats du monde en Russie en 2021.

Leslie Mucret
Crédit photo : CREFED
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