La victoire à Troyes n’a pas suffi à calmer les critiques. Malgré le succès de l’OM (2-0), dimanche soir, Éric Di Meco a pointé du doigt le niveau de plusieurs joueurs marseillais. Sur RMC, l’ancien défenseur a ressorti l’argument de l’arrêt Bosman, qui sauverait encore et toujours le club phocéen.
« S’il n’y a pas l’arrêt Bosman, ils jouent en deuxième division »
L’OM a pris trois points précieux à Troyes, mais la manière n’a pas rassuré tout le monde. Les Marseillais ont ouvert le score au retour des vestiaires, avant de doubler la mise dans le temps additionnel. Entre les deux, les Troyens ont eu des occasions pour revenir dans la partie. Un scénario qui n’a pas échappé à Éric Di Meco. L’ancien joueur de l’OM estime que le résultat ne doit pas masquer les difficultés affichées sur le terrain.
« T’es obligé de ne tenir compte que du résultat. Si tu regardes les occasions troyennes juste après le but de l’OM, c’est plus facile de sortir avec le 1-1 que le 2-0. (…) A chaque fois que je vois ce genre de matches, ça me permet de refaire tous les deux, trois ans une tirade sur l’arrêt Bosman (qui a permis la libre circulation des joueurs, ndlr). Là, il y a la moitié des joueurs de l’OM sur le terrain, s’il n’y a pas l’arrêt Bosman, ils jouent en deuxième division. Ils ne joueraient pas en Ligue 1. Ils joueraient en deuxième, voire en troisième division. Le pauvre Bosman est à la rue, mais 0,1% du salaire de ces mecs lui permettrait de bien vivre parce qu’il leur a permis de joueur au football de très haut niveau », a-t-il lancé sur RMC.
L’arrêt Bosman, toujours au cœur du débat
Derrière cette sortie, Di Meco remet sur la table une question qui traverse le football français depuis des années : la place accordée aux joueurs formés localement face aux transfets venus de l’étranger.
Rendu le 15 décembre 1995 par la Cour de justice européenne, l’arrêt Bosman a notamment mis fin aux quotas limitant le nombre de joueurs ressortissants de l’Union européenne qu’un club pouvait aligner. Il a aussi changé les règles des transferts en permettant à un joueur en fin de contrat de rejoindre un club d’un autre pays de l’Union sans indemnité de transfert.
Pour Di Meco, cette évolution a facilité l’arrivée de nombreux joueurs étrangers et renforcé la concurrence pour les joueurs français, notamment les jeunes. La victoire est là, mais pour l’ancien défenseur marseillais, elle ne suffit donc pas à effacer les questions sur le niveau de l’effectif.























