Nayah Hassaine a vécu des Mondiaux de karaté riches en émotions. À 14 ans, la karatéka de l’AAS Sarcelles a décroché la médaille de bronze en cadettes -47 kg à Bielsko-Biala, en Pologne. Pour sa première sélection en équipe de France, elle a dû s’accrocher jusqu’au bout et faire preuve d’une grande force de caractère.
La Sarcelloise n’a jamais lâché
Pour sa première compétition mondiale, Nayah Hassaine a vite été mise à l’épreuve. En huitièmes de finale, elle a affronté la Grecque Emmanouela Vasilopoulou, qui venait d’éliminer la numéro 1 mondiale Zineb Belabass. Mais la Française a trouvé les ressources pour reprendre l’avantage dans les dernières secondes. « Menée 1-0, j’ai réussi une technique de poings qui m’a fait repasser devant dans les ultimes secondes (2-1) », raconte-t-elle à Actu.fr.
Le quart de finale contre l’Indienne Nakshatra Ira Ramesh a été tout aussi disputé, mais Nayah Hassaine a une nouvelle fois fini par trouver la solution avec l’ura-mawashi-geri : « J’ai été menée 1-4 par cette contreuse. C’est un ura-mawashi (coup de pied circulaire à la tête) qui m’a sauvé », explique ainsi la jeune karatéka.
Derrière ce parcours, sa coach Lamya Matoub a vécu chaque combat avec une bonne dose de stress. « Elle m’a fait faire des crises cardiaques quasiment à tous les tours ! », sourit-elle. L’ancienne internationale, qui avait remporté les Jeux mondiaux en 2017 et participé aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021, accompagnait pour la première fois l’équipe de France comme entraîneure lors d’un grand championnat.
Un dernier combat renversé à quinze secondes de la fin
Battue en demi-finale par l’Espagnole Célia Cofrades del Castillo (0-3), la Sarcelloise devait encore gagner son combat pour le bronze. Face à la Roumaine Raluca Urian, Lamya Matoub raconte comment la situation a basculé : « Nayah a été menée 0-2 car ses approches en deux temps étaient trop lisibles. À quinze secondes de la fin, elle était sur le point d’abandonner lorsqu’un corps-à-corps s’est présenté, lui donnant l’occasion de placer un magnifique ura et ainsi de renverser le combat qu’elle remporta 6-2 ».
Nayah Hassaine a commencé le karaté à Plaisir, dans les Yvelines, avant de rejoindre l’AAS Sarcelles (Val-d’Oise) il y a trois ans. Elle s’entraîne désormais chaque jour au pôle de Châtenay-Malabry. « C’est une jeune qui a débuté le karaté à Plaisir (Yvelines) avant de nous rejoindre il y a 3 ans pour poursuivre son ascension vers le haut niveau. Elle s’entraîne déjà tous les jours au Pôle de Châtenay-Malabry », souligne Lamya Matoub.
La coach décrit aussi une combattante qui ne se contente pas d’attendre l’erreur adverse : « C’est quelqu’un qui déteste perdre, a cette agressivité naturelle et cette envie de ne rien lâcher et de toujours continuer à attaquer ».

























