L’accès aux équipements et les déplacements restent des enjeux pour le sport dans les communes rurales d’Île-de-France. La Région a abordé ces questions lors des Assises de la ruralité, le 14 octobre à Saint-Ouen.
Des contraintes qui pèsent sur les clubs
Avoir envie de faire du sport ne suffit pas toujours. Encore faut-il pouvoir rejoindre un gymnase, trouver un club à proximité ou disposer d’un moyen de transport pour s’y rendre. Dans certaines communes rurales d’Île-de-France, ces contraintes compliquent la pratique, notamment pour les jeunes.
C’est l’un des sujets évoqués lors des Assises de la ruralité, organisées autour du thème « 1 village = 1 solution ». Les échanges ont réuni des élus, des entrepreneurs, des professionnels de santé et des responsables associatifs, avec l’objectif de trouver des réponses adaptées aux besoins des communes.
Car les difficultés ne se limitent pas aux équipements. Les clubs doivent aussi pouvoir compter sur des bénévoles, des éducateurs et des moyens suffisants pour fonctionner. Sans cela, maintenir une offre sportive de proximité peut devenir compliqué.
La Région se projette vers 2030
Ces questions ont été abordées alors que la Région Île-de-France prépare sa feuille de route « Ruralité 2030 ». Présente à Saint-Ouen, Valérie Pécresse en a présenté les premières orientations, élaborées à partir des propositions recueillies lors des « Ateliers de la ruralité », organisés dans plusieurs départements franciliens.
La journée avait débuté par une présentation de l’étude « Tout à 20 minutes », menée par Nicolas Bauquet, de l’Institut Paris Région. Elle s’intéresse aux évolutions de la ruralité francilienne et aux réalités vécues par ses habitants.
Évelyne Ciriegi, présidente du Comité régional olympique et sportif (CROS) Île-de-France, était également présente pour défendre la place du sport dans ces réflexions. Les clubs ne servent pas uniquement à pratiquer une activité physique, ils permettent aussi aux habitants de se retrouver et contribuent à la vie locale dans de nombreuses communes.
L’enjeu est donc de permettre aux clubs de continuer à faire vivre le sport au plus près des habitants, et cet objectif passe par une meilleure prise en compte des besoins locaux et par le dialogue entre les collectivités et les acteurs sportifs.

























